jeudi 16 février 2017

Atterrissage forcé dans un lieu inconnu..................Episode 19


Le lendemain matin, il se réveille aux premiers bruits de la forêt. Il lève la toile rabattue et observe tout autour de lui. Il va doucement pour ne pas réveiller les enfants qui dorment encore à poings fermés.
D’'énormes conifères l’entourent. Les rayons du soleil transpercent leurs cimes et dessinent des ombres sur les autres arbres. Il fait encore frais. Le ciel est bleu, d'un azur immaculé.
Des rapaces énormes géants toutes ailes déployées tournent en silence tout là haut. Des cris geignent dans le lointain. Bizarre, se dit-il, on se croirait au zoo. La flore est luxuriante, des plantes, sorte de caoutchoucs sauvages, voisinent avec des fougères de rêve. Il y a bien longtemps qu'’il n’'en a vu de si belles.
Le Docteur Melchior dans sa tête:
 - " Mais où sommes-nous donc tombés  ? D'’après les étoiles, pas très loin. Quelle heure est-il  ? Zut  ! se dit-il, c’est vrai, elle est cassée" puis la regardant à nouveau, il s’arrête net.:
-"ça alors, se dit-il…"
Le docteur a une très jolie montre moderne. Elle marque le jour, l’heure, l’'année, les secondes, elle fait chronomètre etc.… Au lieu de 1994, le chiffre 7353 est inscrit. Non, c'’est impossible. Avancer de plus de 5000 ans en deux heures, ça ne tient pas debout. Il y a une explication… Mais il ne la comprend pas… Un à un, il vérifie les computeurs du tableau de bord. Il les remet à zéro, pour vérifier son parcours.
Dès qu'’il réintroduit les bases normales de calcul, c'’est à dire, le jour, l’heure et la position de laquelle ils sont partis, le point de latitude et de longitude du château, les cadrans s'’affolent et les aiguilles repartent en arrière, les calculateurs aussi. Ils ne s’'arrêtent qu'’après avoir louvoyé dans le temps.
Seule la position de l'’Intemporel est indiquée juste et comme le Docteur Melchior pense ils ne sont pas très loin du point de départ. Devant ce phénomène surprenant le docteur refait tous ses calculs hors date.
Très vite il a la surprise de se rendre compte que son ordinateur de bord fonctionne parfaitement. Il fait même ressortir la bande de le route effectuée. Il rebranche le temps et effectue la même opération au ralenti.
L’'opération débute normalement, il revoit le départ, le survol de la campagne, un petit trait fin surligne sur la bande le chemin parcouru.
Soudain, il remarque une accélération, et  la bande s’arrête. Elle redémarre dans l'’autre sens, en faisant des hiéroglyphes sur la bande. La feuille est bariolée de grand traits en zigzag. Très vite, il n'’y a plus de papier, mais sur le cadran de l’'ordinateur, le compte à rebours continue, incompréhensible. 1900, 1800, 1500, 100, les chiffres ne sont plus visibles, ils les avalent les uns après les autres à une vitesse supersonique puis le déroulement se ralentit 5000, 6000, 6500, 7000, 7300, 7350, 7351, 7352, 7353. Le chiffre s’arrête sur 7353.
Il décide de s’en servir de base. Il refait ses calculs en repartant de l’année 7353 et en remontant. Surprise  ! Les ordinateurs redémarrent normalement. Il les remet en route un par un sans aucun problème, Il les reprogramme à partir de cette date et au lieu de repartir en arrière comme tout à l'’heure, les computeurs restent  calmes et  annoncent sur le cadran que l’'année 7353 est non programmée sur le disque dur et demandent de passer en fonction manuelle.
Mais un flash jaillit dans sa tête:
- " Mais se dit il les chiffres sont en rouges donc ils sont en négatifs."
Son ordinateur de bord indique en réalité 7353....mais en rouge donc -7353 et là d'un seul coup tout s'éclaire, par un phénomène qu'il n' a pas encore compris ils ont en réalité remonté le temps et ont atterri en pleine nuit d'été de - 7353. C'est pour cette raison que la nuit était si chaude et si douce.
Il donne quelques nouveaux ordres chiffrés aux machines pour tout revérifier encore, l’'ordinateur répond parfaitement. Le docteur lui demande de ressortir le programme parcouru dans les dernières 24 heures. En quelques secondes, il lui imprime la route suivie par l’Intemporel depuis le départ. Le docteur est  abasourdi… il reste sans voix. Comment est-ce possible  ? et pourtant la preuve est sous ses yeux  ! ! !
Quand ils ont été pris dans le cyclone, le Docteur Melchior a conduit l’Intemporel au centre de la turbulence. Tous les marins savent cela. Il règne toujours un grand calme dans l'oe’œil d'’un cyclone.
Ce calme relatif  peut durer une heure voir deux. Il en a profité pour redescendre.. Arrivé à 1000 pieds, il s'’est engagé dans une fenêtre pensant pouvoir se dégager des parois de la cheminée infranchissable par un ballon.
Erreur grossière, en y pénétrant, ils sont entrés sur un chemin qui les a aspiré à la vitesse de la lumière et en quelques minutes ils ont traversés les époques du temps jusqu'au plus profond de la préhistoire et sont arrivés jusqu'en –- 7353, d’'après les ordinateurs de bord.
Le Docteur Melchior s'explique mieux maintenant le silence, le noir, les lumières toutes disparues, à cette époque, elles n'existaient pas.
- " Comment va-il pouvoir expliquer tout ceci aux enfants?  Comment vont il le prendre. Non, Il doit prend son temps et analyser toute la situation. Sans perdre son sang froid, il pianote et demande l’ordinateur de lui indiquer la position de la fenêtre du temps. Très vite, l’'ordinateur la retrouve et la situe par rapport à leur position. Le docteur la place sur la carte et trace son futur chemin. Il se rend compte qu'’elle se reformera dans 6 jours juste au dessus de leur tête, à 2300 pieds."
Le Docteur Melchior dans le silence tumultueux de sa tête:
-" Ce que nous avons fait dans un sens, nous le referons dans l’'autre se dit-il. Mais comment  vais  je tenir 6 jours, 6 nuits avec 5 enfants, dans un monde inconnu, hostile, dangereux, sans aucune aide ?

Il réalise d’autres calculs et s'’aperçoit que la valeur du temps est différente selon les époques et qu’'en réalité 6 jours ici représentent au 20 éme siècle moins de deux heures.
 Le Docteur Melchior:
-" Tant mieux  ! Personne ne s'apercevra de leur disparition...C'est au moins ça de positif se dit il.
-"Que vais je faire en attendant  ? Comment m’'organiser  ? comment les nourrir."
Il demande à son ordinateur de lui sortir la carte de la région. Il lui redonne sa position et  en quelques secondes le Docteur a une vision d'’ensemble sur un carré de 20 km de côté. Il reconnaît les montagnes, les cours d’eau, les rivières, les forêts et cherche dans sa mémoire. 


Il retrouve vite le sourire:
- " Autrefois ici, pense t'il dans les grottes autour de ces montagnes vivait Umaguma et la tribu des Umagums. Si nous avons remonté le temps, nous sommes revenus à son époque, il doit donc toujours être là et vivre avec sa famille pas très loin de sa tribu d'origine. Ils ont eu de bons rapports avec Umagum autrefois, très bons même, Umaguma a eu quelques ennuis avec sa tribu et s'en est allé vivre quelques lieues plus loin mais c'était une excellente personne et sa compagne également. Il doit surement pouvoir les aider..
 - " Il va aller lui demander du secours, pourvu qu'’il le reconnaisse. Si ils ont remonté le temps, la derniére rencontre entre eux c'était donc hier, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Hier dans la tête du Vieux Docteur Melchior n'étant qu'une façon de se dire peu de temps bien entendu. D'un autre côté , les enfants vont faire des rencontres inattendues et en sauront plus en quelques heures que n'importe quel ethnologue de leur siècle..."
Il est temps pour lui maintenant de préparer le réveil des enfants et de penser à ce qu'il va leur dire.



A suivre...

mardi 14 février 2017

Les choses s'aggravent de plus en plus......................Episode 18


Le docteur appuie sur un bouton. Les veilleuses s'allument, dans la pénombre, il voit le visage tétanisé des enfants, et il sait qu’il ne peut rien faire. Les enfants aperçoivent les parois de la cheminée qui défilent en s'écartant comme un entonnoir, le ballon ralentit et débouche dans un océan de calme sous une voûte céleste étoilée. Le contraste est saisissant mais encore plus angoissant.
Gros sel:-" Mais il fait nuit, dit il en s'étranglant..."les autres se taisent tétanisés
Le ballon flotte à nouveau suspendu dans l’air. Ils sont comme des naufragés sur un navire perdu, après la tempête. Toutes les aiguilles des computeurs se sont affolées, plus aucun recul n'est possible. Le docteur est désolé, il ne comprend pus rien. 
Le Docteur Melchior pensif:-"Mais ou sommes nous ou sommes nous , nous n'avons quand même pas traversé l'équateur en si peu de temps" 
Il regarde sa montre, cela ne fait pas 1 heure que nous sommes partis. Il doit y avoir une explication, je dois la trouver pense t'il . Le Docteur à cette chose formidable c'est qu'il ne s'avoue jamais vaincu. Il trouve toujours les bonnes solutions, sauf que là tout l'accable. Il en veut terriblement à Lucifer qui semble lui sourire dans un coin du ciel . La pensée qu'ils sont sur le chemin du Paradis lui vient même en tête, mais des les étoiles et leurs positions lui prouvent qu'il n'en est rien...Pourtant, le sourire moqueur de Lucifer n'’est pas le fait du hasard. Le Docteur a reconnu l’esquisse moqueuse, narquoise de Lucifer, fier du vilain tour qu’il venait de lui jouer.
C'’est une nuit chaude, les étoiles brillent par milliers dans le ciel et la lune tout sourire nous regarde, béante, béante.éclatante de lumière et d'éclats.
Saucisse:-" Je n'ai jamais vu la lune d'aussi près, et aussi grosse. On va sur la lune Docteur. Nous sommes presque arrivé."
Le Docteur Melchior:-" Mais non, elle est très loin, il n'y pas d'air autour de la lune on ne pourrait plus respirer."
Saucisse:-" Dommage, j'en avais rêvé."
La décontraction de Saucisse après leur grande angoisse redonne des forces et du courage au Docteur Melchior. 
Le Docteur Melchior vérifie le ciel,. Il se campe sur ses jambes écartées, une main sous le menton et regarde le ciel pensif. Il lit, compte les étoiles, suit les galaxies du regard et reforme dans sa tête un plan pour retrouver les marques des chemins parcourus au cours de sa vie. l’étoile polaire, la grande ours, Bérénice, la petit ours, la voie lactée.
Saucisse amusé aux autres!!!-" Regardez le Docteur Melchior se tient par la barbichette"
Pierrot et Tapioca en silence le fusille du regard et haussant les épaules d'un petit geste anodin:- " Ce n'est pas le moment de déconner"
Le Docteur Melchior reste pensif et n'entend même pas l'alercation entre les enfants. Il est en plein dans ses calculs secrets pour trouver un début de semblant de compréhension.
Ouf, d’'après la position des étoiles, nous n’avons pas beaucoup dérivé. 200 kilomètres au maximum. Nous devrions être au niveau de la Corrèze logiquement... se dit il très pensif et absorbé..
Deux choses le chagrine toute fois, pourquoi la nuit  ? Et à sa montre, il n’est que...… Il regarde à nouveau son poignet, mais elle aussi vient de battre  la chamade. Les ’aiguilles  gîsent, au fond du boîtier en bas du cadran.
Dans sa tête, il sait bien qu’ils ne sont partis que depuis une heure à peine, il doit être à peine 11 heures 30 heures en tenant compte des préparatifs du départ., Au contraire, le soleil devrait être bien haut dans le ciel. 
Une troisième chose l’ennuie, il voit la terre à 1000 pieds sous l'Intemporel. L'altimètre a enfin retrouvé lui sa stabilité comme tous les autres indicateurs. La forêt est en dessous d'eux. Il ne voit aucune lumière à des lieux à la ronde. Il a souvent volé de nuit avec son ballon, jamais une seule fois les lumières sont restées invisibles, surtout à cette hauteur et par une belle lune quand la visibilité est excellente.
Non, il y a un problème, tout ceci n’'est pas normal, pense t-il.
Les enfants ne parlent pas. Ils ont eu si peur, qu’ils sont en réalité transis et angoissés par la nuit subite malgré les apparences de Saucisse toujours un peu" je m'en foutiste" en apparence...
Le Docteur:-" ça va les enfants ? 
Tapioca:-" Oui, mais où sommes-nous  ? Pourquoi il fait nuit  ? "
Le Docteur:-" Ce n’est rien, nous allons nous poser, vérifier le ballon et repartir bien vite. Mes appareils sont tombés en panne. Je dois tous les remettre en état très vite. Je n’en aurais pas pour bien longtemps."
Saucisse toujours Jovial:-" Oui, posons-nous, j’ai envie de faire pipi."
Gros Lard;- "Moi aussi"
Le docteur aperçoit une grande clairière, entourée de grands arbres. Il dirige aussitôt dessus l'Intemporel. Arrivé à dix mètres du sol, il saisit ses jumelles de nuit et vérifie l'état du sol.
Le Docteur Melchior:C’est bon, dit-il, je peux me poser le sol semble propre..
La nacelle se pose sur le sol en douceur. Elle glisse sur quelques mètres poussée par le vent. 
Le Docteur Melchior s'adressant à Pierrot et Tapioca  : -"Sautez par-dessus bord et courez accrocher le ballon aux quatre arbres qui sont là-bas avec les cordes et serrez bien fort. Serrez surtout bien les cordes.
Pierrot et Tapioca bondissent sur le sol, attachent le ballon aux endroit indiqués par le Docteur Melchior. Il reviennent chercher la seconde corde, puis la troisième, puis la quatrième. La nacelle est enfin immobilisée et bloquée.
Le docteur dégonfle le ballon qui s’affaisse peu à peu, puis il saute sur le sol, et avec une masse accrochée à l'’extérieur, il enfonce quatre gros piquets d'acier autour des quatre angles du grand panier d'osier qui le fixe définitivement au plancher des vaches puis il vérifie les nœuds de Pierrot et Tapioca pour les consolider.
Le Docteur Melchior:-" Regardez, dit-il pour se décontracter et reprendre les choses en mains et donne à tous l'impression que tout va bien désormais., je fais des nœuds de marin. Voilà notre vaisseau est arrimé à la terre, il ne repartira pas sans nous. Nous sommes sûr de ne pas nous envoler ailleurs. Comme je ne sais bien pas où nous sommes, attendons le jour pour y voir plus clair. 
Nous allons nous reposer un peu. Il demande à tous de réintégrer la nacelle. Tous en profitent pour effectuer leurs besoins. Après les avoir rejoint le Docteur Melchior referme les sécurités à double tour on ne sait jamais, deux précautions valent mieux q'une. Il descend la toile de protection les cachant d'une vue extérieure. Le ballon s'est maintenant dégonflé et il gît sur le sol affalé de toute la surface de sa toile.
Fatigués les enfants s'allongent sur une grosse couverture tendue par le Docteur. Elle est bien épaisse et vu leur poids chacun pourra s'en servir de petit matelas. Il en donne une autre  en grosse laine pour qu'ils s'en recouvrent. Très vite, ils s’endorment sans plus poser de question attendant le jour. 
Le Docteur Melchior réfléchit longuement. Mais où sont-ils  ? Pourquoi ce silence ? Il entend aussi des barrissement lointain comme ceux des éléphants. Il n'est même plus sur d’être encore au vingtième siècle. Bizarre, Bizarre. Cette nuit lui rappelle l'atmosphère de celles qu'il a connu autrefois, il y a de longues années, il y a même des siècles et des siècles. 
Une autre chose  le tracasse...Pourquoi le ballon une fois à terre, s'est-il dégonflé aussi vite  ? Il faut une heure en temps normal. La toile a du se percer à l'atterrissage. Il a pourtant vérifié le sol avant de se poser. Mais, c’est la nuit, on ne voit pas tout dans le noir. 
Vaincu par la fatigue, le contre coup du stress et les chocs éprouvés à son âge....le sommeil le gagne, et il s'’endort non sans avoir maudit une dernière fois Lucifer qui vaque désormais à de nouvelles turpitudes.....
A suivre....

Lucifer l'ennemi juré veille dans un coin du ciel ..........Episode 17




Les enfants plaisantent, ils s'exclament à mesure que le ballon avance. Ils sont  surpris de constater que plus ils montent, plus la terre devient plate et plus les  champs petits. Ils volent à 600 pieds. 
L’air s’est rafraîchi. Le ciel immaculé d’azur sous un soleil de plomb rend le voyage plus agréable encore. Le docteur vérifie une dernière fois ses appareils. Il repère la route, s’assoit dans un fauteuil d’osier et contemple le ciel, bercé uniquement par le balancement de la nacelle dans les  turbulences calmes et sereines de ce matin là. Il demande quand même aux enfants de se couvrir.
Le Docteur:-"Couvrez vous leur dit il la haut le temps va se rafraîchir de plus en plus"
Les enfants s'exécutent aussitôt car ils ont un peu froid.
Mais le docteur est toujours accompagné de ses deux génies. Melchior celui du bien et Lucifer celui du mal. Lucifer entreprend de faire chanter les cordes qui soutiennent la nacelle et emprisonnent le gros ballon. Tout doucement d’abord, le ballon prend un angle légèrement en biais, l’'air en sifflant dans les filins, les font vibrer. Une douce  musique les envahit. 
Balancé par l’'air chaud, bercé par cette musique douce et enivrante , le Docteur Melchior s’assoupit, les sens restant en alerte. Il perd pourtant un peu d'acuité, il ne sent pas l'Intemporel s'incliner de quelques degrés. Pourtant il sait que Lucifer veille, mais le bonheur d'être et d'avoir retrouvé une raison de continuer à vivre  lui ont fait oublié Lucifer qui va essayer d'en profiter sachant qu'il a une occasion unique d'en découdre avec son vieil ennemi. Lucifer s'amuse beaucoup, il sait que sur la forêt toute proche il y a des risques de violentes dépressions. Elles sont dues à la  rencontre d'air froid et d'air chaud . Tous les pilotes vous le diront. Ils évitent les forêts à basse altitude, pour ne pas être secoués par les turbulences. Il a envie de secouer un peu l'Intemporel et le Vieux Docteur Melchior. Il va lui donner une bonne leçon.
Les enfants contemplent le paysage, ils ne se rendent compte de rien. Le ballon glisse vers  la  forêt, baigné par  les rayons du soleil radieux.
Posé sur un courant ascendant, le ballon monte, il monte, 1000 pieds, 2000 pieds, 4000 pieds. Les maisons sont maintenant des confettis, les champs de petites étiquettes et les gens sont gros comme des grains de maïs. 
Le docteur somnole toujours, Lucifer veille sur l’intemporel. Aux premiers contact avec les courants froids, le ballon tressaute, il est au-dessus de la forêt d'’Aulnay, elle s’'étale sous leurs pieds, immense et belle. 
Il a conduit la ballon là où il voulait qu'il soit. Lucifer s'’efface en disparaissant dans un rire à rebondissement qui se perd dans les flots du temps. 
Dès les premières secousses, le docteur ouvre les yeux. Tiens, se dit-il je me suis endormi. Une seconde secousse le fait sursauter beaucoup plus puissamment, il tourne la tête vers ses computeurs, comme un réflexe de vieux pilote et se lève d’un bond comme s'’il était assis sur un siège éjectable  !
Le Docteur énervé:-"Bon sang, crie-t-il, vous ne pouviez pas me réveiller !"
Les enfants:-"Pourquoi, tout va bien docteur  ! Regardez comme tout est beau..."
Le Docteur  : Tout va bien, mais ils sont fous, 4000 pieds, c'’est de la folie ! Nous sommes beaucoup trop haut, le ballon est en surpression." Asseyez vous et attachez vous solidement."
Les enfants comprennent qu'il se passe quelque chose et obéissent sans un mot.
Tout en disant cela, il tire sur la manette d'urgence pour que l’'air s'échappe. Un sifflement strident se fait entendre, mais le ballon ne descend pas. L'air froid nous envahit peu à peu, le ballon est pris d'un tremblement nerveux comme s'’il était posé sur un déferlante. Le docteur ouvre les trois poignées de sécurité et l'’air s’échappe puissamment. Un brouillard épais nous enveloppe soudain, blanc d'abord, puis noir.
Le ballon oscille de plus en plus. Il a dans le ciel la position d'une nacelle, sur les manèges de la foire du trône, complètement oblique. Un vent tourbillonnant s'est levé. Le ballon tourne maintenant sur lui-même comme s'amuse à le faire les pilotes de parapente, mais là c'est du sérieux et difficilement contrôlable. 
Le brouillard est de plus en plus dense. La lumière du jour disparaît. Il fait presque noir. Le soleil s'est envolé et le chant des tempêtes remplace la musique douce. La dépression s’'accentue encore. Le ballon est ballotté d'’un côté de l'’autre, secoué même.
Le Docteur:-" Attachez-vous bien surtout nous allons être secoué..." crie le docteur.
Il ne sait plus sur quel bouton appuyer, il n’est plus maître à bord. Lucifer l'observe d'’en haut, le sourire moqueur aux lèvres fier de son œœuvre.
Le docteur se met à jurer.Par Lucifer, mais qu’as-tu fait  ?
Un long rire lugubre lui répond...Lucifer laisse le Docteur se débrouiller avec l'Intemporel et les petits monstres qui l'accompagnent. Cela fait longtemps qu''il souhaite régler ses comptes avec lui. Il en a marre de sa suprématie et surtout de celle de son double à qui il donne toujours raison. Satisfait, il part courir son monde à la recherche de quelques autres méfaits tout en gardant un oeil sur l'Intemporel.
Lucifer a conduit  l'Intemporel sur les bords de la forêt au moment du passage d'une comète. La queue de celle ci provoque d'énorme turbulences tourbillonnantes accentuées par la rencontre de courant d'air contraires. Comme le Docteur somnolait, il n'a pas pu voir les changements de pression atmosphérique et ne s'est rendu compte de rien. Lucifer ne s'attendait pas au passage de la comète et l'effet voulu a été multiplié par cent. 
L'intemporel a été aspiré par les turbulences et se trouve entravé dans les méandres de ces courants et n'ayant pas de moteur puissant il n'a pas la force de les combattre ou même de s'y opposer. Il doit donc les subir et tenir à défaut de les maîtriser. La seule chose que sait le Docteur, c'est que ce genre de dépression ne dure pas très logtemps mais vu la violence des courants il risque de se retrouver à plusieurs centaines de kilomètres du village.
C’est un cyclone d’été. Le ballon est pris dans une grande cheminée aux parois lisses, faites de puissants courants d'’air chauds et froids qui se neutralisent. Ils sont infranchissables avec un ballon. Il faudrait un avion pour les traverser, toujours secoué il continue de tourner sur lui-même incontrôlable. Le Docteur Melchior doit trouver une fenêtre pour traverser ses parois qui le bloquent dans cette longue cheminée.
Les enfants, livides, blêmes, sont ficelés au siège et attendent la fin du déluge. Le Docteur Melchior tente désespérément une manœuvre de survie. Il rallume le brûleur en appuyant sur un bouton et engage le ballon sur l'épicentre du cyclone. A mesure qu’il s ’en approche, la tempête se calme, le ballon retrouve ses assises. Tout autour le cyclone fait rage dans un vacarme assourdissant.. Le ballon est à nouveau et enfin droit. 
Le Docteur Melchior vérifie en quelques secondes les suspentes, les accroches de la nacelle, la toile et ses instruments. Heureusement, juste refait à neuf, rien n’'a souffert. Profitant de l’accalmie, le Docteur éteint les flammes et ouvre les vannes de sécurité, le ballon redescend tout droit dans la cheminée d’air froid. De 8000 pieds, Il passe à 5300 pieds et descend toujours. A 5000 pieds, il entrevoit une ouverture, une longue cheminée. Elle semble se dégager sur la droite. Le docteur stoppe la descente en rallumant le brûleur. Le ballon ralenti, puis se stabilise. Il l’'engage aussitôt dans cette ouverture. 
C'’est calme, trop calme. Petit à petit le ballon s'accélère vers un coin de ciel étoilé, tout là haut, c’'est une fenêtre vers l'infini, mais en quelques secondes nous sommes aspirés à une vitesse vertigineuse, dans une nuit d’encre où plus personne ne se voit. 
Les enfants poussent un cri:- "Docteur, Papa, Maman, … Au secours ! ! ! ".....
A suivre....



lundi 13 février 2017

Voyage en ballon un rêve enfin réalisé.........Episode 16




Nous montons vers le  ciel, nous sommes déjà à quatre ou cinq mètres de haut. Peter et Ralph nous font des signes de la main pour nous dire au revoir . Ils répondent sans réfléchir, tant ils sont pris par la magie du moment. Le ballon continue de grimper,  glissant dans l'air avec l'agilité d'un gros oiseau il est maintenant au niveau de la cime des arbres.
Pierrot lève la tête, il  voit un grand trou béant et une grande flamme bleue qui chauffe bruyamment. Le ballon a pris de la hauteur, 20 mètres peut être. …Ralph et Peter  sont devenus tout petits. La piscine est là sous leurs yeux ébahis. Le toit du château est maintenant sous eux. L'’aéronef  s'’accélère encore un peu, porté par les  courants chauds de l’été. 
Le docteur lâche quelques sacs de  sable qui retombent  dans le parc. Il remonte très vite les grosses cordes qui pendent encore vers la  terre. Il les enroule autour d’une roue placée là, tout exprès.
Le Docteur Melchior:-" Voilà tout est en place dit-il. Direction sud ouest. Paré pour le voyage..."
Il a placé l’'Intemporel, grâce à une manœuvre œdélicate, face au vent tiède qui nous caresse le visage et le ballon commence à dériver vers le sud ouest ...
Les enfants ne  disent pas un mot, ils sont subjugués, l'’Intemporel dépasse les murs du château et porté par le vent, il se glisse au-dessus de la campagne.
Tapioca:-" Que c'’est beau !."
Le Docteur Melchior:-" oui les enfants et vous n'avez rien vu attendez un peu. Pour le moment découvrez votre village vu d'en haut."
Pierrot:-" Regardez la ferme où j'’habite, la route de Lozay , la gare, le château du Docteur, l’'église, le terrain de foot, le château d'’eau, la place, on dirait une carte postale."
Nous volons en direction du bois de Saint-Martial. Le ballon se balance tout  doucement comme un bateau sur une mer calme qui subit le roulis de la mer, il semble suspendu dans les airs.
En bas, les maisons deviennent des maisons de poupée, les voitures, des boites d’'allumettes et les champs, des taches de peintures vertes ou  jaunes. Les vaches dans les champs ressemblent à des santons de Provence. Les blés ondulent sous  le soleil comme des déferlantes, longues et régulières.
Tout semble un mécanisme bien huilé, mis place par une main magique, comme un puzzle assemblé sur une surface infinie. Ils voient  loin, très loin,  jusqu’à l’endroit où le ciel rejoint la terre en une ligne invisible qu’e tous nous appelons l'’horizon.
Tapioca:- "Quelle beauté divine. Vous aviez raison, c’'est inimaginable d'’en bas".
Des oiseaux les accompagnent comme pour les saluer. Des hirondelles zèbrent le  ciel , déroutantes et vives. Quelques rapaces, toutes ailes déployées, planent  dans le silence des airs, l'œ’œil en exergue, prêts à plonger sur leur proie. 
L'’intemporel aussi est devenu oiseau, mais le plus saisissant, c'’est le silence, le calme. Le ballon est maintenant à 300 mètres du sol. Ils peuvent apercevoir  leur village au loin, tout petit, mais le docteur leur montre aussi  Villeneuve la  Comtesse, Lozay, Courant, Dampierre, la Boutonne qui serpente, calme et  sereine sous le soleil et tout au loin Saint-Jean d’Angély avec ses tours, ses églises et  ses vieux  vestiges. Tout un poème mais tout une page d'histoire de la France.
Saucisse:-" Moi j’ai déjà compté 16 cimetières et 18 églises..." 
Le Docteur Melchior:- "C’'est bien, mais il y a quand même d'’autres choses à contempler, lui répond le docteur."
L'’ambiance est gaie à bord du vaisseau, ils sont  heureux d’être là, heureux d’être libres, heureux de découvrir la vie. Quelle bonne idée ils ont eu d’'avoir décidé d'’envahir le château. 
Ils sont partis depuis déjà un bon quart d'’heure. Le docteur règle son cap sur le vent . Nous glissons dans un calme olympien. Rien  ne peut leur arriver ou presque. Les sécurités sont mises en place. Ce sont des barres métalliques accrochées à la nacelle par des courroies de cuir. Si , pour une raison  quelconque le ballon oscille ou bascule personne ne peut  être projeté à l’'extérieur. En vol, ils sont comme dans une cage sauf si par hasard...
Le Docteur Melchior:-" Les enfants, vous pouvez vous détacher maintenant, tout va bien."
Ils ne se le font pas dire deux fois.
Le Docteur Melchior:-" Vous pouvez vous promener dans la nacelle."
Saucisse:-" Docteur, que mettez-vous dans la malle?"
Le Docteur Melchior:-" Ce sont toutes les choses dont nous pourrions avoir besoin au cours du vol. Des outils, des cordes, des cartes et plein d’autres choses essentielles quand je voyage"
Saucisse qui aime fouiner partout:-" Je peux regarder..."
Le Docteur Melchior:- "Ouvre la si tu veux, mais ne touche à rien. Ce ne sont pas des jouets." 
Il ouvre la malle, retrouve leurs sacs bien rangés au centre. Fixés au  couvercle, il y a une trousse de survie prête à servir, une hache, une scie, un marteau, une clé à molette, des pointes, du fil de fer, des cordages, une massue. Sur les côtés, plusieurs fusils, des boites de cartouches, deux pistolets, des  boites de balles, des cordages et plein d'’autres choses que n’'auraient pas désavoué certaines panoplies du plus parfait bricoleur.
Pierrot:-" Pourquoi emmenez-vous tout ça docteur demande t'il ?
Le Docteur Melchior:-" Je fais parfois de longs voyages. Je dois me protéger, on ne sait jamais ce qui  peut arriver. Je veux être capable de faire face à toutes les éventualités."
Si les enfants doutaient encore du sérieux de leur sécurité, les dernières explications du docteur et ses précautions les ont satisfaits.
Tapioca:"Docteur, pourquoi avoir choisi de mettre le Petit Prince sur votre ballon..."
Le Docteur Melchior:-"Tout d'abord, Claudine..."
Tapioca:-"Je ne m'appelle pas Claudine...."
Le Docteur Melchior:- "Oh excuse moi, ma mémoire me trahit parfois, c'est Béatrice je crois..."
Tapioca:- "Oui Docteur"
Le Docteur Melchior:- " je te disais donc que si j'ai mis Le Petit Prince en exergue c'est que Saint- Exupéry était un ami qui est mort tué par un allemand dans son avion au dessus de la mer méditerannée. j'ai eu beaucoup de peine et depuis quand je voyage il est toujours auprès de moi. Aujourd'hui, je pense que c'était une idée prémonitoire, le Petit Prince est à sa place ici avec nous pour nos petits voyages et je crois qu'il va nous protéger. Les choses de la vie ne se font jamais par hasard. Nous faisons des rencontres qui nous conduisent à faire des choses dont nous comprenons les raisons que bien plus tard mais nous indique et nous prouve que nous sommes bien sur le chemin qui nous a été confié sur la terre."
Les enfants:-" Oui d'accord mais comment connaître et savoir la route que l'on doit prendre? Il y en a beaucoup"...
Le Docteur Melchior:-" je sais , je sais mais sans le savoir le grand architecte vous met sur la voie, il nous fait se rencontrer, nous reconnaître, partager nos valeurs, associer nos idées et les choses se font et défont au fur et à mesure que les jours passent..."
Saucisse:-"C'est quoi un grand architecte, moi je suis allé en voir un avec mon Père à Saintes, il n'était pas grand du tout, mais gros et il parlait tout le temps, je me suis ennuyé à mourir pendant deux heures."
Le Docteur Melchior:-" Il ne s'agit pas de ces architectes là, quoiqu' ils peuvent avoir des points communsil s'agit de philosophie, certains les appellent Dieu, d'autres autrement disons que ce sont ceux qui ont créé le monde. Moi je l'appelle le Général Nature et personne n'a pu à ce jour lutter contre la nature sans perdre. Tout ce qui est ou vit autour de nous, nous mêmes, sommes cette émanation que la nature a conçue et c'est pourquoi il faut la respecter. C'est notre mère à tous".
Gros sel:-"Ma Mère va être jalouse, déjà qu'elle ne supporte pas que quelqu'un me fasse des câlins."
Gros Lard:-" Tu n'es pas forcé de lui dire que tu as une autre Mère"
le Docteur s'amuse des bons mots des enfants. Il se délecte de cette nouvelle félicité que la nature lui a apporté et qui le réconcilie avec le monde des vivants.
Tapioca:-"C'est quoi en réalité la philosophie?"
Le Docteur Melchior:"C'est un art de pensée, d'explication de la vie, des choses, c'est un art de vivre,c'est une façon de parler, de partager, de comprendre, d'apprendre pour s'aider soi même pour mieux aider les autres."
Le Docteur parle lentement, choisi ses mots, l'ordre dans lequel ils sont dispensés de façon à être certain qu'ils les comprennent, même les petits et surtout que tous s'en souviennent.
Pierrot:-" Par exemple?"
Le Docteur Melchior:-"La vie d'une femme ou d'un homme est comme un escalier qui comprend un certain nombre de marches que nous allons grimper une à une. Chaque marche pour est un effort que chacun doit faire et il va durer un certain temps qui ne dépendra que de vous. Plus vous apprendrez vite, plus vite vous passerez sur une autre marche. Chaque marche a une clef secrète qui est au fond de vous cachée. Pour pouvoir vous élever, il va donc falloir descendre à l'intérieur de vous même pour vous donner les forces nouvelles vous permettant de chercher et de trouver cette clef."
Saucisse:-"Descendre dans mon corps, et passer par ma bouche mon derrière ne passera jamais!!!"
Gros Lard:-"Il va falloir tous maigrir!!! Même Tapioca qui a un corps de libellule"...
Le Docteur Melchior:-"Il ne s'agit pas de descendre physiquement, il s'agit de descendre avec votre cervelle. Sans le savoir vous avez déjà tous ouvert la première porte puisque vous êtes là, assis devant moi.
Gros sel:-"Elle est ou cette porte que j'ai ouverte"
Le Docteur Melchior:La première porte que nous ouvrons, c'est celle de la vie quand vous décidez de sortir du ventre de votre mère. C'est vous qui avez décidé de ce choix le jour ou vous vous êtes senti assez fort pour le faire. Ce jour là vous avez trouvé la clef dans votre subconscient et ouvert la porte de la liberté et de la vie sur terre. Ce fut votre première initiation d'être humain et l'arrivée sur la première marche. Imaginez l'effort que vous avez du faire pour passer seul d'une vie d'assisté à celle que vous avez choisie. Celle de la lumière du jour et de l'air ambiant.
Pierrot:-"Et aujourd'hui nous sommes sur quelle marche dit il?"
Le Docteur Melchior:-"je ne sais pas, mais une chose est sûr, c'est que nous sommes vous et moi entrain de passer un palier et qu'il va falloir y réfléchir...
Tapioca:-" C'est ça la philosophie.!!!"
Le Docteur Melchior:-"Cela en fait partie, la philosophie s'est le sens et l'explication que l'on donne aux choses que l'on vit ou que l'on voit ou entend. C'est une science en fait...
 A suivre... j'ai  raccourci les épisodes de chaque jour à la demande des internautes lecteurs qui les trouvaient trop longs et devaient les lire en plusieurs fois. Beaucoup d'entre vous les lisant à partir du travail et n'ayant pas que cela à faire... Je vous ai donc écouté. 
A demain pour la suite de nos astronautes en herbe et du Docteur Melchior dans son aéronef l'intemporel...



dimanche 12 février 2017

Tarte Tropézienne




Niveau :  Moyen
Préparation :  45 minutes
Cuisson : 30 minutes
Prix : Petit

Ingrédients pour la recette de la tarte Tropézienne
Ingrédients pour 6 personnes
·       300 grammes de farine 45,
·       1 sachet de levure boulangère (8 g),
·       2 œufs + 1 jaune,
·       10 cl de lait entier,
·       100 grammes de beurre mou,
·       25 grammes de sucre semoule fine,
·       3 cuillère à soupe de sucre en grains,
·       1 cuillère à café de sel fin.
Pour la crème de la tarte Tropézienne
·       30 cl de lait entier,
·       1 gousse de vanille en gousse de Bourbon de Madagascar,
·       4 jaunes d’œuf extra frais,
·       100 grammes de sucre en poudre,
·       15 grammes de farine,
·       15 grammes de Maïzena,
·       125 grammes de beurre,
·       1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger.

Réalisation de la tarte tropézienne
1.  Délayer la levure dans 5 cl de lait tiède.
2.  Faire dissoudre le sucre en poudre et le sel dans le reste de lait.
3.  Mélanger la farine avec les œufs entiers, la levure délayée, le sucre en poudre et le sel dissouts.
4.  Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit souple.
5.  Incorporer le beurre.
6.  Continuer à pétrir 5 à 6 minutes.
7.  Rassembler en boule.
8.  Réserver la boule de pâte dans une jatte.
9.  La couvrir.
10.                Laisser lever 1h30 à température ambiante : la pâte doit doubler de volume.
11.               Retravailler la pâte en la repliant plusieurs fois sur elle-même.
12.               La placer au réfrigérateur pour 3 heures au moins.
13.               Etaler la pâte en un grand rond.
14.               Le poser sur une plaque.
15.               Dorer la surface au jaune d’œuf.
16.               Parsemer de sucre en grains.
17.               Laissez lever 30 minutes.
18.               Enfourner la pâte à 190 °C (th. 6-7) pour 25 minutes.
19.               Puis, la laisser refroidir sur une grille.
Pour la crème :
1.  Portez à ébullition le lait avec la gousse de vanille fendue et grattée.
2.  Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre.
3.  Incorporer la farine et la Maïzena.
4.  Délayer avec le lait vanillé.
5.  Faire bouillir 1 minute, en fouettant.
6.  Hors du feu, incorporer 50 grammes de beurre.
7.  Et parfumer d’eau de fleur d’oranger.
8.  La laisser refroidir.
9.  Puis ajouter, le reste du beurre en morceaux.
10.               Emulsionner au mixeur plongeant pour obtenir une crème aérée.
11.               Fendre la pâte dans l’épaisseur.
12.               La fourrer de la crème.
13.               Placer la tarte Tropézienne au réfrigérateur jusqu’au service.