vendredi 7 avril 2017

Retour au château des mystères........................ Épisode 46


Aussitôt le docteur Melchior reprend en main le ballon.

Le docteur Melchior :
« - Allez, en route pour le Château des mystères.»

Le ballon, poussé par le souffle chaud du soleil, regagne très vite sa base. En arrivant au-dessus de Loulay, le docteur Melchior montre quelque chose à Pierrot. Celui-ci se penche et reconnaît son père en discussion animée avec le vétérinaire monsieur Coulon. Il est au milieu de ses vaches dans un champ.

Le père André aperçoit l’aéronef, il tourne la tête vers lui et dit au vétérinaire :
« - Pas étonnant que les vaches soient malades avec ce vieux fou en liberté toujours en ballon au-dessus de nos champs et de nos animaux en le montrant avec le poing serré et criant  vengeance.

Le vétérinaire soupire. Mais quand cette histoire finira t-elle ? se dit-il.

Le vétérinaire:
« - Sache André que je n'ai pas connaissance que tes bêtes soient ou aient été malades, elles sont en très bonne santé et chez les autres éleveurs, c'est exactement la même chose. La fécondité dans la commune est normale et même un peu plus élevée qu'ailleurs. »

C'est aussi dû à la qualité de l'herbe que vous entretenez tous par votre travail journalier. À la coopérative, la production est qualifiée de qualité et toujours en augmentation.

Je crois que tu fais à ce monsieur un procès d'intention. Ce n'est pas bien et tu pourrais t'en mordre les doigts. Beaucoup de gens du village, dont tu penses qu’ils t’écoutent, le respectent, n'aiment pas ton comportement. Il fallait que quelqu'un te le dise, même si cela ne te plaît pas.

Tu ne gagneras jamais la mairie avec quarante % des voix ou peut être moins. Tu devrais y réfléchir davantage. Moi, je vois beaucoup de monde chaque jour, et j'entends beaucoup de choses qui sont loin d'être bonne pour toi. »

André interloqué de la réaction du vétérinaire....
« -  Ah vous le soutenez vous aussi, les nantis se tiennent par la main, je vois... Je sais ce que je dis et j'aurai sa peau, je ne le lâcherai jamais...»

Le vétérinaire agacé et vexé:
« - Ça suffit maintenant, fais ce que tu veux, c'est ton problème, tu es prévenu. Tu es la risée du village avec tes histoires et penses que tu as une famille, fais le moins au moins pour eux,  tu ne m'intéresses plus. Même si je dois perdre un bon client, J'ai plus de travail qu'il ne m’en faut, je me fais vieux et d'en perdre quelques-uns me fera le plus grand bien. Cherche toi un autre vétérinaire moins nanti. Je te raye de mes clients et de mes relations. Pour moi, tu n'es plus fréquentable. »

André interloqué par la réaction du vétérinaire, réagit:
« - Ne le prenez pas mal, nous pouvons discuter... j'ai le droit de .... »

Le vétérinaire très énervé:
« - Tu as tous les droits que te donnes la loi, mais elle a ses limites et tu les dépasses trop souvent. Avec moi, tu n'as plus aucun droit, sauf celui de te taire et de m’ignorer. Je ne te connais plus, tu es méchant, de mauvaise foi et tu ne fais pas honneur à ton parti. Les ragots ne sont pas la panoplie des hommes, c'est celle des collabos, des faux culs, des malhonnêtes et des truands. Bon vent et bonne chance... »

Le vétérinaire reprend sa sacoche et quitte André sans lui serrer la main, sans même lui dire au revoir. Il est cette fois très remonté et trop c’est trop. Il connaît bien le docteur Melchior. C'est aussi son client, il soigne ses chiens et son âne depuis qu'il est vétérinaire à Loulay, près d'un demi-siècle et jamais il ne l'a entendu se plaindre, dire du mal ou parler des uns et des autres. Ce brave vieux monsieur ne leur a jamais rien fait, bien au contraire allant même jusqu’à leur offrir un pré pour faire un terrain de jeu pour jouer au football. Personne n’est même allé le remercier. Il va falloir agir, ça ne peut plus durer ainsi. La jalousie conduit souvent aux excès les plus graves, il doit faire cesser cette guérilla sans fond, ni justification.

André reste pantois et sans voix. Il a les oreilles qui bourdonnent de la violence des mots du vétérinaire. Il vient de  perdre en quelques minutes un conseiller compétent qui a toujours servi avec efficacité la famille, depuis qu'il est tout petit.

Le vétérinaire a toujours été près d’eux pour les aider, il était devenu un ami, un proche, c’est un notable écouté dans le village. Il n’a plus de vétérinaire. Le plus proche est à vingt kilomètres, il aurait mieux fait de se taire. Il reste seul au milieu de ses vaches, baissant la tête, tapant dans les mottes, incapables de réfléchir. Petit à petit, tous s’écartent de lui, mais heureusement il lui reste sa famille, ses enfants sur qui il règne encore sans partage. Ce sont les siens. Un peu perdu, la mort dans l’âme il reprend le chemin du village.


Si André Hillairet s’était douté qu’à cet instant son fils passait au-dessus de sa tête, il aurait eu une attaque qui l’aurait clouée sur place.

Le ballon perd peu à peu de sa hauteur et dans le silence d’une chaude après-midi d’été, se pose en douceur dans le parc du château, juste à côté de la pièce d’eau.

Pierrot saute par-dessus bord et court attacher les cordes. Le jardinier et Ralph font la même chose de l’autre côté et le ballon est immobilisé au sol.

Ralph se saisit de la masse et enfonce les piquets de métal qui le fixe définitivement. Le docteur Melchior, commence à dégonfler le ballon qui se balance sous la brise légère pour mieux le stabiliser. Il s’affaisse doucement dans l’herbe du parc. Les petits et Tapioca descendent un à un, aidés par le jardinier.

Un peu plus loin sous la tonnelle de roses fleuries, Rose a dressé une collation avec de belles confitures. Le docteur Melchior s’affaire avec attention sur son ordinateur, il sait que c’est grâce à lui qu’ils ont retrouvé le plancher des vaches… Il remet ses compteurs à zéro, referme le couvercle de la caisse de son pupitre dont le disque dur contient bien des secrets.

Avant de partir de la préhistoire, il a programmé deux choses, la route à parcourir et le lieu de rencontre avec la comète. À l’arrivée il a demandé à son ordinateur de lui ressortir les bandes d’enregistrements du chemin parcouru. Quelques minutes plus tard l’imprimante lui a transcrit toutes les données. Il peut suivre la voie, le chemin, les époques de la comète du temps et de son voyage de retour. Tout y est inscrit seconde par seconde. Satisfait, il ne dit rien, mais  rangent les documents précieusement. Ils nous serviront bientôt pensent-il fier d’être le seul à posséder la carte du temps et des mouvements du ciel.

Tout à ses réflexions, il n’entend pas Ralph lui dire :
« -Tout s’est bien passé docteur Melchior? »

Comme Ralph inquiet se répète, il finit par répondre :
«- Ah… Oui, oui, tout va bien Ralph merci. »

Bizarre, les enfants et le docteur Melchior ont l'air tristes. Ils se regardent avec le jardinier et haussent les épaules en pensant l’un et l’autre.
« - S’il a un secret qu’il se le garde.»

Ralph :
« - Et vous les enfants contents de votre petit voyage ? »

Les enfants :
«  - Oui, oui, c’était génial répondent-ils tous en choeur mais en se forçant à sourire, mais le cœur n’y est pas. Ils viennent de laisser là-haut une partie de leur enfance qu’ils ne retrouveront peut-être jamais.

Ralph :
« - Rose vous a préparé une collation, l'air du ciel ça creuse, profitez-en. »

Le docteur Melchior descend à son tour de la nacelle, et part s’asseoir avec eux sous la tonnelle. Tous se regardent en silence, chacun pensant à leurs amis Gums.

Tapioca à Pierrot;
« - Tu crois qu'ils sont déjà revenus au village ? »

Pierrot regarde le docteur Melchior:
« - Je ne sais pas, je n'ai plus la notion du temps docteur Melchior, qu'en pensez-vous ? »

Le docteur Melchior:
« - Ils ont dû repartir immédiatement, s’ils n'ont pas eu de problèmes en chemin, ils sont sur le point d'arriver. »

Le docteur Melchior ne se trompe pas, dès la disparition de l'Intemporel du ciel, Umaguma a donné le signal du départ, très vite et en silence ils ont repris le chemin du retour. L'Ancien moins touché par le départ de leurs amis, pose des questions. Umaguma essaie d'y répondre, mais se rend vite compte que c'était beaucoup plus facile en présence du docteur melchior qui explique si bien les choses. Il décide de faire avec les sages et l'ancien, un droit d'héritage et de lancer autour de chaque chose, chaque objet, une recherche de possibilité d'exploitations, de confections ou d'imitations. 

L'Ancien aura la charge d'expliquer les images du  livre aux enfants et de les faire recopier sur les murs de leurs cavernes. Ils doivent désormais laisser une trace de leur histoire quelque part. Chacun des sages aura un programme à respecter et il devra l’appliquer. Ils vont s'organiser pour améliorer leurs conditions de vie comme savent le faire les gens d’ailleurs. Pour cela ils leur faut des outils, ils devront donc les fabriquer.

Les monstres oiseaux sont rentrés avec la chaleur, le chemin est sans danger et à part l'arrêt pour récupérer les carcasses tués à l’aller par le docteur Melchior, ils font le chemin d'une seule traite. En moins de deux heures, ils arrivent sur la place du village et chacun part vaquer à ses occupations personnelles. 

Umaguma demande aux Sages et à l'Ancien de se retrouver le soir à la fraîche pour faire le point et décider des mesures à prendre. Puis, il se retire dans sa grotte car il doit lui aussi réorganiser sa vie. Uma et les Umagums ont regagné leur nouvelle grotte et chacun essaie d'y trouver sa place. 

La Goulue s'habille désormais comme Tapioca, La peste ne peut pas car les vêtements sont trop grands mais elle aussi s'inspire grandement des couleurs. Uma a enfilé une des tuniques bariolées. Les naufragés ont bien marqué les esprits et c'est ce que ce dit Umaguma en rentrant chez lui en les voyant tous appliquer la mode des temps modernes. Heureux mais triste, il se retire pour réfléchir à l'organisation de sa nouvelle vie et à ce qu'il va proposer ce soir au grand conseil des Sages de ce soir.

Pendant ce temps, Ralph et le jardinier sortent les affaires de la malle, sans oublier le fameux papillon et le ramènent avec leurs affaires.

Tapioca:
« - Il a bien supporté le voyage, c'est étonnant ? »

Ralph:
« -  Mais d'où vient-t-il, je ne l'avais pas vu au départ vous êtes passé par le zoo de Chizé. »

Le Zoo est une réserve naturelle, située dans une forêt qui abrita après la guerre un camp américain. À leur départ, suite à une décision du Général De gaulle, ils rentrèrent chez eux, laissant inoccupés des logements neufs ou habitaient les militaires et de vastes hangars où ils stockaient leur matériel.

L'endroit est réaménagé et un zoo de petits animaux s'y développe. Des spécialistes des petites espèces élèvent des insectes, des serpents, des poissons, des fleurs et des tas de petits animaux protégés en voie d'extinction.

Le docteur Melchior à Ralph:
« - Je t'expliquerai, oui nous nous sommes posés chez un ami du côté de Sarlat en Dordogne et j'ai récupéré le papillon pour les enfants, il est très rare... fais-y attention. »

Ralph en connaisseur:
«  - Rare je veux bien le croire, il est même unique, je n'en ai jamais vu de si beau même en photo. »

Une lourde ambiance semble envahir la tonnelle et Ralph se retire en ce demandant ce qui a bien pu se passer là-haut.

Ralph avant de les quitter:
« - Docteur Melchior, sans vouloir vous importuner, la sécurité de la nacelle et la sécurité de l’habitacle de protection ont disparues, elles sont toutes arrachées, déchiquetées. »

Plusieurs filins sont coupés ou abîmés, les lanières sont en lambeaux, vous avez dû prendre un sacré coup de tabac... De plus, nous avions changé les panneaux avant de partir, la coque de toile était remise à neuf. Il y a une réparation, très bien faite d'ailleurs, mais elle se voit. Je l'ai aperçu en repliant la toile.

Si vous devez repartir en voyage, je devrais réparer. Tout cela me paraît incompréhensible vu le temps qu'il fait, j'avoue que je suis très surpris. Le principal, c'est que vous soyez tous là, sain et sauf... C’est quand même très bizarre avec ce beau temps. »

Le docteur Melchior:
« - Tu as raison, nous en reparlerons demain, nous avons eu un petit incident qui nous a secoué. Je savais bien que tu verrais les dégâts et il faudra les réparer si je veux me resservir de l'Intemporel. Nous sommes tous encore sous le choc et nous sommes fatigués. Je vais me retirer dans mes appartements et les petits vont regagner leur maison pour se reposer, merci Ralph à ce soir pour le dîner. »

Ralph discret comprenant que le docteur Melchior n’a plus besoin de lui, se retire sans en rajouter. Il est quand même très inquiet et vu l'état de choc des enfants, ils ont dû subir le même traumatisme. Ils n'en sont sûrement pas la cause. C'est tout au moins ce qu'il pense, en s'éloignant pour aller finir de rentrer l'intemporel dans son garage.

Chacun souhaite désormais rentrer chez soi, s’isoler pour essayer de faire la part des choses. Ils prennent congé du docteur Melchior, mettent leur sac sur leur dos, Pierrot se saisit de la cage et ils quittent le château après avoir poliment salué tout le monde. 

Pourtant avant de repartir, Tapioca  s'approche du docteur Melchior et l'embrasse sur les deux joues. Deux gros smacks claquent et elle lui dit:
« - Merci, je vous aime de tout mon coeur, merci pour tout, je ne vous oublierai jamais et reposez-vous, nous n’en sommes qu'au début, il nous reste le monde à découvrir. Aujourd'hui, ce n'était qu'une mise en bouche. Merci. Et elle l'embrasse une seconde fois et tous de répéter derrière elle:
« - Merci docteur Melchior, merci de tout notre coeur. »

Le docteur Melchior est émus aux larmes et pense:
« - Quels bons petits j'ai rencontré, merci mon Dieu, Merci. »

Rose est vexée, personne n’a touché à son buffet, la prochaine fois se dit-elle ils se brosseront :
« - Oh, ces enfants sont insupportables, mais que fait donc le docteur Melchior avec eux ? » 

Mais, les enfants sont ailleurs, ils n’ont que faire de ses jérémiades et ils quittent vite le château.

Ralph les accompagne jusqu'à la petite porte à côté de la place de l'église, il vérifie que la voie est libre et chacun se retrouve dans la rue et rentre chez lui d'un pas alerte.

Comme d’habitude, ils traversent par l’allée des marronniers, qui borde le jardin de monsieur Le curé, et remontent par la rue de la pharmacie. Ils rejoignent la place de la mairie en silence chacun pensant à Umaguma, Uma, Bec d’anguille, Moule à gaufre, Feuille de choux, La Peste, la Goulue, l’Ancien, les Zonages, les dinosaures, les oiseaux monstres, les ours, le diplodocus…Toutes les images vécues tournent et retournent dans leurs têtes.

Que de choses ils ont à raconter…Ils pensent à ce qu’ils viennent de vivre, un conte, une histoire, une aventure, un rêve…Plus encore. Ils ont acquis grâce au docteur Melchior, une connaissance essentielle pour leur futur, celle du passé, celle de bases  sur lesquelles ils vont pouvoir construire leur vie. Qui pourrait imaginer ce qu’ils viennent de vivre ?

Pierrot et Gros Sel raccompagnent Tapioca, Saucisse reste à la charcuterie de ses parents, et Gros lard va embrasser sa grand-mère. Aujourd’hui, pas besoin de se promettre le silence, de toute façon qui les croirait ?  Il y a des choses qui ne se partagent pas. Pierrot et Gros Sel rentrent à la ferme, posent la cage au milieu de la cuisine. Ils prennent chacun un verre de lait pour se rafraîchir et la monte dans leur chambre. Il n'ose pas imaginer la tête que fera leur mère quand elle verra le superbe papillon géant.

Il est si beau quand il ouvre ses ailes. La finesse de ses couleurs, de ses membranes est légère, élégante peinte par un artiste subtil au talent magique. Des points de chaque côté de la pointe des ailes ressemblent au scintillement des plus beaux brillants des joyaux. Ce papillon est comme un symbole de lumière et de vie. Il a vivants, ils ont 73530 ans. Un record que la science aura bien du mal à expliquer. Le plus étonnant, c’est que le papillon ait résisté à la remontée du temps et qu’il soit toujours en vie. Ce que Pierrot et le club des cinq ignorent, c'est que ce papillon à bien d'autres pouvoirs.

Pierrot s’allonge avec son petit frère sur le lit, il a les yeux fixés sur le plafond, puis ils regardent le papillon. Sans lui ici, ils pourraient croire qu’ils ont rêvé. Pourtant dans leur sac, ils ont ramené quelques silex en pierres toutes taillées, des ossements divers et les dents du dinosaure abattu. Un vrai trésor pour des paléontologues.

Tout en réfléchissant, ils se taisent, ne répondant même pas à leur grand-mère qui en sortant de sa chambre leur crie des choses qui n’ont plus pour eux aucun sens. Chez les autres, le scénario est identique, ils sont tous sonnés.  Ils ont besoin de repos, le souvenir de leurs amis perdus est trop proche pour qu’ils les oublient.

Demain, les choses iront peut-être mieux, mais la blessure ne se refermera plus jamais. Le soir, Germaine arrive et demande à la grand-mère: 

« - Où sont les enfants ? »

La Grand-mère avec son pouce dressé tout droit vers le haut:
Ils sont rentrés, ils ont bu un verre de lait, et sont montés dans leur chambre. Depuis silence, pas un bruit, je ne sais même pas s’ils ont fini leurs devoirs?

Germaine:
« - Les devoirs, ils les ont faits hier, j'ai vérifié et j'ai même fait réciter sa récitation à Gros Sel, il l'a su par coeur... je monte leur faire la bise. »

La grand-mère:
« - Mais tu les couves de trop, tu es pire qu'une Mère poule. »

Germaine en montant l’escalier :
« - Il vaut mieux ça que le contraire, maman ! »

Arrivé dans la chambre, son regard tombe sur le papillon.

« - Mais où l'avez-vous trouvé ? »

Pierrot et Gros Sel:
« - C’est un papillon, regarde comme il est beau, il est aussi gros que le chat, mais il est en cage, Maman, un papillon, ce n’est pas dangereux. »

Germaine:
« - Mais d'où vient cet animal et que la cage est belle ? »

Pierrot
« - C'est le Monsieur de l'autre fois, il est revenu et comme il déménage, il se sépare de sa collection, il nous a donc offert celui-ci et nous à dire d'y faire très attention car il est vivant. »

Germaine embrasse ses enfants avec toute l'affection d'une mère et dit en redescendant :
« - C’est bizarre une belle bête pareille. Un peu surprise, elle part dans sa cuisine pour préparer le dîner. Ils doivent avoir faim. Ah ces enfants se dit-elle, il leur arrive toujours des aventures extraordinaires. »

En pensant cela, elle ne peut se douter un instant à quel point elle est proche de la vérité. Elle pense aussi que cette fois encore l'histoire du papillon va encore faire des vagues...Elle est loin d'avoir tort.... 




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