dimanche 26 mars 2017

La Réparation de L'Intemporel...............................Episode 39


C’est un concert de cris de joie, d’'appels et de jeux qui font plaisirs à voir et le Docteur en est très heureux. Tous sont loin de l’'ambiance morose du début de la matinée. Uma vient de terminer son travail et le montre avec fierté au docteur. Il a lui même arrêter la couture par un nœud savant qui lui a été appris.
En cadeau il remet sa trousse de couture à Uma avec du fil, des ciseaux et plein d’autres choses utiles. En cas de besoin il en a deux autre en secours. Tout es triplé dans l’Intemporel en cas de problème. Le Docteur recouvre les coutures de sa colle spéciale et après l’avoir laissé sécher quelques minutes à l’air libre, pose millimètre par millimètre le panneau extérieur en veillant bien qu’il recouvre la couture à la perfection. 
30 minutes plus tard le panneau est terminé numéro un est terminé, il fait la même chose avec le panneau verticale, puis il passe au second panneau qui subit la même technique. Une fois se travail terminé, il vérifie les coutures une par une, millimètre par millimètre en faisant avec sa bouche la moue de l’homme satisfait et termine en disant :
- « Bravo Uma tu es plus doué que toutes les femmes qui ont travaillé pour moi depuis des siècles. C’est une perfection ton travail. J’ai rarement vu ça. Quel régularité dans les points, on dirait que c’est une machine qui les a fait. «
 Uma reçoit les compliments du Docteur avec une grande fierté surtout devant tous les Gums réunis. 
 Le Docteur Melchior retourne le tissus et le remet à l’endroit. Extérieurement seul un spécialiste pourrait se rendre compte de la réparation. Il déplie le reste du ballon qui lui semble réparé à la perfection. Uma regarde le tissus avec fierté. C’est grâce à elle que ce travail a pu être réalisé. Elle regarde sa trousse de couture et la sert précieusement dans ces mains comme un cadeau du divin.
 Les tuyaux qui poussent l’air chaud sont mis en place, et les lanières qui fixent la toile sont attachées à la nacelle. Chacune d’elle est triplée par sécurité. Il est près de douze heures et Le Docteur Melchior va pouvoir vérifier si les réparations tiennent bien ce qu’il ne doute même pas.
 Il prend quand même les précautions d ’usage et la toile sera gonflée doucement et en plusieurs fois. on ne sait jamais. Il vérifie une dernière fois ses manettes et allume les gaz, la flamme jaillie du brûleur et l’air chaud s’infiltre dans la toile qui se gonfle peu à peu.
 Tous sont interloqués par les miracles accomplis par le Docteur. Comment fait il pour envoyer dans sa poche quelques chose qui fait gonfler la poche. Et ce feu de flammes  qui crache par une drôle de bouche. Le vieux sage s’est assis parterre et contrôle de ses yeux toutes les premières phases du gonflage de la toile., les Gums sont médusés, ils sont au pieds de chaque corde et Umaguma est avec le Docteur prêt à l’aider à la moindre défaillance.
 Le vieux Sage a levé la tête de son livre er regarde comme les autres le miracle qu’il voit évolué sous ses yeux. Il hoche la tête doucement….Décidément pense t’il pourquoi ne restent t’ils pas avec nous…
Tout doucement le ballon se redresse. Le Docteur toujours silencieux se relève et va  vérifier chaque nœud et les ressert pour les bloquer à fond. Il fait la même chose aux 3 autres noeuds ainsi qu ’au quatre qui fixent la corde à la nacelle d’osier. Umaguma en profite pour regarder le tressage de la nacelle. Il reconnaît les réseaux séchés et pense de suite à la reconstituer plus tard.
Il observe donc comment le tressage est réalisé. Dés qu’il a compris, il se redresse et le soupir qu ’il lance est teinté d’une satisfaction à peine feinte.
Le Docteur Melchior monte dans la nacelle où sont toujours les enfants sauf que cette fois ils se sont tous assis sur le plancher et ont fini de ranger les affaires. Ils ont bien fait car le Docteur Melchior n’aurait pas tolérer longtemps un tel désordre. 
Déjà que là….enfin compréhensif il ne dit rien mais ça le démange. Tapioca le comprend et se remet de suite au travail ce qu’il apprécie aussitôt. Lançant à la cantonade :
- « c’est bien les filles, je préfère ça. »
Il saisit la poignée des gaz, aussitôt la toile se remet à se gonfler et au manomètre il vérifie qu’il n ’y a pas eu 1 gramme de gaz de perdu et que la pression est resté identique. Il continue de l’ augmenter par  jets successifs et la toile commence à s’élever dans les airs penchée d’abord, puis toute droit en rendant la nacelle instable qui s’élève elle aussi de quelques centimètres et remue. Le ballon de couleur est maintenant tout droit au dessus de la nacelle. Tous le regarde émerveillée et tous le bras levé le montre du doigt. 
Le Docteur Melchior demande à Umaguma de l’ aider à la fixer complètement. Il sort 4 pieux métalliques, une masse et montre à Umaguma comment faire. Ce dernier fait la même chose avec sa main d oe’œuvre et en moins de temps qu ’il ne faut pour l’écrire la nacelle est immobilisée et clouée au  ras du sol.
Les Gums n’en croient pas leur yeux, c’est encore de la magie. Seul le vieux Sage commence à comprendre qu’il utilise des forces naturelles et qu ’il a les moyens, les outils de contrôler ses forces. Chaque fois qu ’il réalise quelque chose de magique il utilise un objet qu’il sait faire fonctionner. C’est l ’outil qui est magique.
Il sait maintenant comment les enfants et Le Docteur Melchior sont venus jusqu’à eux bien qu’aucun ne peut encore s’imaginer comment toutes ces choses fonctionnent. Ils ne sont pas encore au bout de leurs surprises, mais ils regardent l’engin comme une apparition.
Une seule chose tracasse encore le Docteur, Il dit à Pierrot :
Ces oiseaux me font peur. Il va falloir les éviter car si ’il leur prend l’idée de piquer le ballon la toile ne résistera peut être pas. Il faudra donc partir de bonne heure, bien avant qu ’ils ne commencent leurs vols. Nous ne les voyons jamais avant dix heures du matin. Il faudra donc partir vers neuf heures et monter de suite très haut. Après nous serons en sécurité. Nous attendrons la comète, elle doit passer vers 10 heures, nous devrons donc être avant sur son chemin. C’est elle qui nous ramènera à mon château. La nacelle est maintenant stabilisée à 10 cm du sol, le ballon a atteint sa pression normale et tout semble parfait. Nous allons le laisser ainsi une trentaine de minutes puis nous le dégonflerons, ensuite nous le rangerons prêt à partir demain matin.
 Saucisse :
- «  Pourquoi pas demain soir, je suis triste de déjà repartir, on est bien ici.. »
 Le Docteur Melchior :
Mais la comète passe à 10 heures tout là- haut nous devons l ’attendre si nous voulons qu’elle nous ramène dans son sillage vers votre maison.
 Tapioca :
- «  Docteur Melchior, il faudra que vous nous expliquiez demain comment tout ça fonctionne je n ’y comprend absolument rien. »
Le Docteur :
- Tu sais ma petite c’est très compliqué et complexe, mais j’essaierai je te le promets.
Tapioca :
- «  Je n’oublierai pas car je veux revenir ici un jour voir nos amis » 
Le Docteur Melchior :
- «  Tu vas devoir beaucoup travailler à l école car ce sont des sciences et des mathématiques »
Tapioca :
- «  Eh bien tant pis je vais m ’accrocher »
Gros lard et gros Sel
- « Ce n’est pas pour nous on a déjà du mal avec les tables de multiplication, les divisions on en parle même pas et quand au calcul mental rien que d’y penser on a mal à la tête »
Le Docteur Melchior :
- « Justement c’ est là qu’il va falloir travailler, tu crois que j’ai fait comment moi! » 
Les deux garnements :
- « Mais vous , Vous êtes Docteur c ’est plus facile » 
Le Docteur :
- «  Vous croyez que j’ai toujours été Docteur Melchior, à votre âge j’étais quoi,  …j’étais vous et j’avais quelqu’un qui me faisait travailler, me conseillait, m’ apprenait ce que je ne savais pas.
Les deux ensembles :
- « Ah bon, peut être qu’ on y arrivera alors… »
Le Docteur saute de la nacelle et appelle Uma, il lui dit quelque chose à l’oreille. Aussitôt elle apporte de quoi se sustenter et boire un peu pour se rafraîchir. Tout avait été prévu et caché sur le brancard porté par les guerriers au cours du retour vers l’Intemporel…
Nous étions tous assis autour du ballon qui se balançait, dodelinant au gré des rizzées du vent et Tapioca en profite pour prendre de nouvelle photo avec chacun de nous.
Tous y passèrent, même les Gums, le vieux sage, Uma, les enfants, la Goulue, la peste, Bec d’anguille, Moule à gaufres et bien sur Umaguma. Chacun posa dans la nacelle et devant le ballon, puis tous ensemble devant le ballon gonflé, immense et majestueux.
Le Docteur Melchior fait la promesse de développer les photos avant de partir pour leur laisser un souvenir. Il montre les photos du livre et explique aux umagums qu ’il va faire la même chose que sur la photo et qu’il va tous les enfermer sur le papier. Il est évident qu’à leur tête tous se rende compte qu ’ils n ’y comprennent pas grand chose et le contraire en aurait été surprenant.
Après que chacun est avalé de quoi se rassasier et repris quelques forces le Docteur Melchior dégonfle le ballon, tout doucement et replie la toile avec précaution. Tout est rangé dans la nacelle. Elle a été remise en état, nettoyé et sécurisé totalement.
Les cordages sont pliés comme le font les marins de course sur leur voilier. Tout est enfin prêt pour le grand départ de demain. Melchior ne garde avec lui que ses précieux instruments de calcul, ses cartes dont il ne se sépare jamais et de quoi ce soir développer quelques pellicules de Tapioca et les distribuer en souvenir à chacun. Il prend donc soin d  ’emmener son plus gros rouleau de papier photo.
Tout se travail demande une bonne heure, il fait maintenant très chaud mais c’est  l ’heure de remonter vers le village car en plus de la réception il va devoir s ’isoler pour tirer les photos promises et qui sont désormais très attendues.
C’est donc vers quinze heures que l ’heure du départ vers le village des Gums est donné comme il avait été convenu dans l ’organigramme du Docteur Melchior. Ils sont tous attendus en fin d’après-midi.
Un dernier conciliabule a lieu et le vieux sage donne l’ ordre à quatre guerriers de rester ici pour garder le ballon. C’est  un grand honneur pour eux et ils discutèrent vingt minutes entre eux pour savoir qui resterait pour avoir l’ honneur de garder le ballon.
Comme personne refusait de céder, il Le Docteur tira à la courte paille qui resterait et qui les suivrait. Quatre resteraient et que les quatre autres remonteraient au village pour les accompagner la famille puis redescendraient aussitôt les aider et partager leurs tours de garde. Tous acceptent ce choix et s’amusent du jeu de la courte paille.
Vers Quinze heures la petite troupe qui a bien grossi se remet en route et met moins d’une heures pour gagner le village. Les petits se sont mis à califourchon sur le dos des Gums et la marche forcée va assez vite.
Pendant cette heure ce n’est que des cris de joie, des bousculades et de la franche rigolade. Le vieux Sage n’a jamais vu ça, pas plus que le reste d’ailleurs et comprend cette fois encore qu’il a encore bien des choses a apprendre.
Tapioca entreprend de faire chanter ses copines qui très vite se mettent à l’imiter dans un concert de voix pas toujours très juste mais oh combien sympathique. Même Uma qui ne se sépare plus de sa trousse joint sa voix à celles des filles.
Amusé par le jeu les garçons font de même et on entend dans cet après midi de chaleur, à la lisière de la forêt et sur les pentes de la montagne conduisant au village des effets sonores si nouveaux que certains eurent aussi peur que quand nos amis s ’angoissaient en entendant les lourdes galopades des monstres voisins.
L’heure passe très vite et personne ne sent la fatigue l ’envahir. Toutefois dès le bas de ma montagne les petits montèrent sur le dos des Gums pour se reposer un peu. 
Certains s ’endorment sur leur dos, bercé par l ’air pur ambiant qu'ils respiraient depuis le matin.
Devant, Le Docteur Melchior, le vieux Sage et Umaguma discutent et le vieux sage n’arrête pas de lui poser des questions essayant de le convaincre de revenir vite, voir de rester. 
Le Docteur Melchior  ne promet rien mais sincèrement leur dit qu’il souhaite revenir un jour et pense qu’il reviendra…Il promit de laisser une partie de ses outils magiques qu’il a en triple, le briquet qui donne le feu, quelques cordes qui fixent la nacelle, il en avait plein au château et quatre autres dans la nacelle.
Il pensait surtout qu’il doit alléger la nacelle le plus possible pour arriver très vite à 5000 pieds et attendre la comète qui les ramènera vers son château. Tout poids superflu peut le gêner et être très dangereux. 
Il décide aussi de laisser ici tout les sacs de sable. Le vieux Sage est au ange.
Umaguma  en écoutant veille aux éventuels dangers et surtout aux oiseaux qui volent dans le ciel et peuvent être capable de leur tendre une embuscade et de s ’emparer d ’un des petits.
Il ne sont plus que cinq guerriers lui compris au lieu des neuf de ce matin et les oiseaux les ont repérés. Il remarque soulagé alors qu ’ils ne sont qu’à la moitié de la route qu ’ils ne seront bientôt plus seuls. Il aperçoit vers le haut de la route une délégation du village venant à leur rencontre. 
Ils les rejoignent une dizaine de minute plus tard. Tous les responsables du conseil du village sont venus là pour les accueillir. Quel honneur !!! Umaguma à même reconnu même les siens, ses frères, ses sœurs, son oncle qui sont d’ailleurs les premiers à l’honorer.
Ses frères lui tombèrent dans les bras et voulurent eux mêmes ouvrir la route vers le village. Les enfants étaient aux anges, Umaguma heureux de ce dénouement familial imprévu, Uma très surprise et le vieux sage et Melchior fort satisfait de la tournure des évènements.
A la vue de ses renforts imprévus les oiseaux qui volent au-dessus du groupe et de plus en plus bas reprennent de la hauteur puis disparaissent dans le lointain des airs pour chercher d’autres proies moins dangereuses.
Umaguma qui les surveille du coin de l’œil s’en trouve rassuré et peut enfin se détendre. Il rejoint ses frères en tête de la marche.
Au  fils des minutes la chorale inter temporelle s’est améliorée et chacun reprend avec joie les refrains appris par Tapioca aux Umagums et Uma et ils pénètrent dans le village au son de « Au clair de la lune mon ami Pierrot » pour le remercier d’avoir entraîner le groupe vers le château du Docteur Melchior avec tout ce qui en découla.


A suivre épisode 40

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