mardi 14 juillet 2015

L'histoire du Micro-ondes avec le journal Libération



Pierre Marchesseau est certainement la personne dans le monde qui connaît le mieux le MO et son utilisation. Il a pourfendu ses détracteurs en faisant faire des études très précises sur les reproches qu'on lui faisait. Aucun sur le plan scientifique n'a résisté à ces études sauf une. Les gens ne savent pas l'utiliser et provoquent des catastrophent culinaires. Le MO à ses règles comme tous les appareils de cuisson sans exception même une simple poêle. Pierre Marchesseau a écrit plus de 100 livres sur la cuisine au MO en a vendu 21 000 000 il a été traduit en 9 langues. Pierre Marchesseau travaille chaque jour depuis le 15 mai 1964 sur des micro ondes de toutes sortes, il a collaboré aux programmes des plus grandes marques mondiales, il est donc plus à même de donner un avis fiable par rapport à ces je sais tout qui ne savent pas pour la plus part si la queue d'une poêle est à gauche ou à droite ou cuisent leur poulet dans une cocotte minute ou dans un four à 180°C voir plus. Que chacun parle de ce qu'il a étudié et les vaches n'en seront que mieux gardées. Ce petit texte est hors celui de libération et a été rajouté par l'auteur de ce blog (1)

Micro-ondes, le fab four a 70 ans
C’est un septuagénaire vigoureux, que l’on croise aussi bien dans la cuisine des étudiants, à la cantine du boulot ou dans les maisons de famille. A 70 ans tout ronds, le four à micro-ondes est encore si actif qu’il est devenu au fil du temps un équipement incontournable des foyers français. Preuve en est : selon l’Insee, 87 % des ménages en possédaient un en 2011, contre 75 % seulement sept ans auparavant. Avant de revenir sur son ascension fulgurante, une parenthèse C’est pas sorcier s’impose.
Radar. L’engin repose sur des ondes électromagnétiques, «comme la radio ou le téléphone portable», résume Jean-Michel Courty, professeur de physique à l’université Pierre-et-Marie-Curie. L’oscillation de ces ondes électriques et magnétiques pousse les molécules d’eau à tourner. «Ce faisant, elles cognent leurs voisines, ce qui les fait s’agiter et crée de la chaleur à l’échelle microscopique.» Et le mode décongélation, alors ? C’est quoi ce drôle de bourdonnement saccadé ? «Quand on a affaire à de la glace, les molécules d’eau sont comme attachées entre elles, leurs mouvements sont entravés. Elles ont alors du mal à tourner, et donc, à chauffer», détaille Jean-Michel Courty. La décongélation est plus longue, car elle se fait en quelque sorte en deux moments : l’appareil chauffe d’abord le peu d’eau disponible, puis s’arrête, le temps que cette eau désormais chaude fasse fondre la glace, et ainsi de suite.
Ce petit miracle de la physique importé dans presque tous les foyers est en réalité dû au plus grand des hasards et à l’excès de gourmandise d’un ingénieur américain, en 1945. A l’époque, Percy Spencer bosse pour l’entreprise Raytheon, située dans le Massachusetts (Etats-Unis) et spécialisée dans l’aérospatiale et les systèmes de défense. On travaille alors à améliorer un appareil appelé «magnétron». Créée dans les années 30 en Grande-Bretagne, la chose permet de mieux repérer des avions en vol, y compris de nuit, grâce à des ondes ultracourtes. Alors que Percy Spencer travaille sur un nouveau modèle de magnétron destiné à un radar, il remarque que la barre chocolatée qu’il avait dans sa poche a fondu. Intrigué, l’ingénieur se pique de quelques expérimentations, avec des grains de maïs, qui, placés devant le magnétron, ne tardent pas à se transformer en pop-corn. Le four à micro-ondes était né. Ou presque. Un brevet est déposé en 1946, et dès l’année suivante, Raytheon met en vente l’ancêtre de l’appareil que l’on connaît aujourd’hui. Baptisé «Radarange», il est pour le moins encombrant, avec son 1,80 m et ses plus de 300 kilos. Sans compter que la chose coûte la bagatelle de 3 000 dollars de l’époque. Résultat : ce sont d’abord plutôt les cantines militaires et les hôpitaux qui s’en équipent. Ce petit miracle de la physique importé dans presque tous les foyers est en réalité dû au plus grand des hasards et à l’excès de gourmandise d’un ingénieur américain, en 1945. A l’époque, Percy Spencer bosse pour l’entreprise Raytheon, située dans le Massachusetts (Etats-Unis) et spécialisée dans l’aérospatiale et les systèmes de défense. On travaille alors à améliorer un appareil appelé «magnétron». Créée dans les années 30 en Grande-Bretagne, la chose permet de mieux repérer des avions en vol, y compris de nuit, grâce à des ondes ultracourtes. Alors que Percy Spencer travaille sur un nouveau modèle de magnétron destiné à un radar, il remarque que la barre chocolatée qu’il avait dans sa poche a fondu. Intrigué, l’ingénieur se pique de quelques expérimentations, avec des grains de maïs, qui, placés devant le magnétron, ne tardent pas à se transformer en pop-corn. Le four à micro-ondes était né. Ou presque. Un brevet est déposé en 1946, et dès l’année suivante, Raytheon met en vente l’ancêtre de l’appareil que l’on connaît aujourd’hui. Baptisé «Radarange», il est pour le moins encombrant, avec son 1,80 m et ses plus de 300 kilos. Sans compter que la chose coûte la bagatelle de 3 000 dollars de l’époque. Résultat : ce sont d’abord plutôt les cantines militaires et les hôpitaux qui s’en équipent.
Surgelés. L’arrivée (timide) dans les foyers américains ne se fera que vers 1955, et il faudra encore une dizaine d’années pour que son utilisation se répande outre-Atlantique. A la même époque, en France, la presse s’intéresse timidement à cet «appareil d’avenir», comme on le qualifie alors. Mais le micro-ondes n’arrivera dans notre pays que dans les années 70, après avoir rencontré un certain engouement lors de sa présentation au Salon des arts ménagers de 1971, à Paris. Coût des premiers engins : entre 3 500 et 6 000 francs, contre une cinquantaine d’euros aujourd’hui en moyenne.
L’appareil prendra véritablement son envol en même temps que les surgelés, dans les années 80. L’intérêt ne fera que croître ensuite. En 1992, selon le Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie, 35 % des foyers français en étaient équipés. Le Crédoc (1) notait que son arrivée progressive dans les ménages coïncidait avec «la montée de l’activité professionnelle des femmes» et la «croissance du nombre de repas déstructurés», pris séparément par les différents membres de la famille. Alors, innovation pratique ou chouchou des paresseux ?
POUR
Ils ne sont pas que des apôtres du poil dans la main et de la boustifaille vite ingurgitée, loin de là. D’ailleurs, le docteur Jacques Fricker insiste : «Le micro-ondes permet d’utiliser peu, voire pas de matière grasse. Et cette cuisson ne dégrade pas plus les qualités nutritionnelles que le four ou la poêle. Au contraire, les vitamines et les minéraux sont bien conservés.»
Le Chef Pierre Marchesseau en est un apôtre inconditionnel (1)
C’est ce qui a séduit Pierre Marchesseau. Cet ancien chef étoilé est tombé dans la marmite du micro-ondes dès le milieu des années 60, à une époque où il était encore une drôle de créature confidentielle, d’abord baptisée «décongélateur», mais que lui surnommait le «magique à cuire» (appellation qu’il aurait d’ailleurs préférée au terme «micro-ondes», qu’il juge trop «anxiogène»). «J’ai tout de suite compris qu’on pouvait tout faire avec, se souvient-il. Des légumes au poisson, en passant par la crème anglaise. On peut aussi faire mûrir les avocats ou les fruits exotiques, et même rajeunir les carottes !» Intarissable, le chef n’a de cesse de vanter les qualités de cet objet «rapide, sain, qui préserve les couleurs, les qualités des aliments et rend la digestion plus facile…»
A tel point que le cuisinier français, désormais formateur, ne manque jamais une occasion de vanter ses bienfaits à ses étudiants, après les avoir détaillés dans une série de livres de recettes, dès les années 80. «Pour moi, il n’y a pas de meilleure cuisson au monde», s’enthousiasme-t-il. Ce ne sont pas les étudiants et les actifs pressés qui le contrediront.
D’ailleurs, selon l’Insee, les plus gros possesseurs de micro-ondes en 2011 sont les 25-39 ans, à 92 %, contre 80 % passé la soixantaine. Pratique, rapide, l’engin n’implique pas uniquement de chauffer des plats industriels, mais, pourquoi pas, de redonner un peu de chaleur à des petits plats mijotés maison. «Il peut aussi permettre de manger des légumes, surgelés ou en conserve, sans avoir besoin d’être bon cuisinier», appuie le docteur Jacques Fricker. Et puis, clou du spectacle,le micro-ondes a tout de même donné lieu à quelques savoureuses scènes dans Gremlins (Joe Dante, 1984).
On en retiendra notamment qu’il peut être utilisé comme arme de défense anti-Gremlins, qui explosent si placés à l’intérieur. Sait-on jamais, ça peut toujours servir.
CONTRE les imbéciles d'après Pierre Marchesseau
ne disait on pas autrefois de rentrer les vaches avant le passage d'un train car les vibration des rails risquaient de faire tourner le lait des vaches.  Ou encore quand on a mangé un plat cuit au MO, il faut le laisser se reposer car les ondes cuisent encore pendant 15 minutes dans l'estomac. C'EST À PEU PRÈS DU MÊME ACABIT. SI LE MO ÉTAIT DANGEREUX, DE PUIS 70 ANS CELA SE SAURAIT. 
La seule chose qui manque à ces Je sais tout c'est d'avoir un peu de cervelle. commençons par leur supprimer le téléphone portable et couper l'électricité, la wifi, bluetooth de tous ces porteurs de fausses informations ou de ces PLEUREUSES masculines ou féminines MAL INFORMÉES qui colportent n'importent quoi pourvu qu'on les écoutent. ( texte rajouté par Pierre Marchesseau, qui n'est pas dans le texte du journal libération)
Contre
L’engin a beau trôner dans la majorité des cuisines, il est parfois soupçonné de présenter des risques. Même si aucun n’est avéré, un principe de précaution prévaut : mieux vaut de ne pas rester près d’un micro-ondes lorsqu’il fonctionne. «Le risque n’est pas bien évalué, mais il est possible que leur blindage ne soit pas étanche à 100 %», explique Sophie Pelletier, porte-parole des électrosensibles de France, pour qui ce dégagement est toutefois «marginal par rapport aux ondes wi-fi ou des téléphones portables». Des messages alarmants circulent tout de   même sur des forums internet. Une expérience tendrait même à prouver que des ondes s’en dégagent : si l’on place un portable dans un micro-ondes et que l’on appelle sur celui-ci, il sonnera dans la plupart des cas. Or, pour le professeur de physique Jean-Michel Courty, «cela atteste de la qualité du mobile, qui est un détecteur hypersensible. Oui, des ondes peuvent traverser le four à micro-ondes, mais en très faibles quantités, qui ne présentent pas de danger».
Pour le sociologue Patrick Peretti-Watel - auteur de l’étude Ces ondes qui nous menacent sur la perception des risques liés aux ondes -, derrière ces craintes, pourrait se cacher un amalgame avec le wi-fi ou les lignes à très haute tension. «La familiarité est par ailleurs trèsimportante dans la perception du risque. Or, on vit dans une société où surgissent beaucoup d’objets technologiques que nous manipulons sans forcément connaître leur fonctionnement», observe-t-il, ce qui accroît la défiance des «profanes» à leur égard.
Autre reproche souvent fait au micro-ondes : il faciliterait la malbouffe. «C’est un pendant de la facilité et de la rapidité, constate le docteur Jacques Fricker, nutritionniste. Chacun cuisine son truc et mange quand il en a envie», ce qui peut pousser à ingurgiter des plats cuisinés. Gare, d’ailleurs, au mode de chauffage de ce type d’aliments : l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande de plutôt chauffer les aliments plus longtemps, mais à faible puissance, pour minimiser le risque de migration dans la nourriture des composants contenus dans   les emballages industriels (ce qui est également valable pour les fours traditionnels). Enfin, mieux vaut éviter d’y chauffer les biberons : le micro-ondes chauffe le contenu et pas le contenant, ce qui pourrait donner l’impression d’un biberon tiède, même s’il est brûlant.

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