jeudi 23 juillet 2015

La Cuisine en Argentine



Un chef de cuisine d'Argentine me dit un jour, " nous avons en Argentine une des meilleurs cuisine du monde" Il est évident que j'ai éclaté de rire à tel point que j'ai demandé à un ami qui parlait bien le castellano de me confirmer ses propos.

j'ai dit à ce chef qu'il devrait sortir un peu de la province de Buenos-Aires car pour moi c'est une des plus mauvaise du monde, juste au-dessus de celle des noirs d'Afrique et encore ça dépend où. Cela fait des années que je vis ou vais en Amsud et je suis encore à la veille d'y avoir fait un bon et grand repas.

Je reconnais toutefois qu'au Chili et au Pérou la cuisine a heureusement une dimension plus grandiose et plus recherchée. Le Japon, l'Asie ont selon les pays une vraie tradition gastronomique de haut niveau et une culture lointaine.

Pas en Argentine, ce n'est pas pour autant qu'il ne font pas d'efforts, les écoles pullulent de partout, mais pour enseigner il faut des Maîtres et les Maîtres il faut les former...Par qui...ou... comment!!!

Les gens d'ici se complaignent dans un acquis qui semble leur suffire et ne souhaitent pas dans leur ensemble évoluer vers un monde meilleur...De toute façon dans un pays ou le congelé est roi la gastronomie est toujours inexistante.

Il y a longtemps que les Anglais, les états-Unis ont compris ce phénomène et du jour où ils ont assumer leurs choix nouveaux, leur cuisine s'est élevée au même titre que la nôtre. Cette année époque des traditionnelles rentrées de septembre, les miens auront un souhait sincère et profond...

Que l'Argentine, L'Uruguay sortent de leur torpeur gastronomique et nous rejoignent dans l'évolution de la création et du goût. Ce grand pays mérite une vraie cuisine...


j'ai vu une femme , cuisinière il parait ici réputée à la télévision faire une pièce montée, c'était une honte...

Déjà elle n'avait jamais fait de pièce montée de sa vie et ne savait même pas que l'on commence toujours ce genre de gâteau par le haut en retournant le cône d'inox beurré. Par curiosité, je suis resté pour voir à quel moment l'édifice s'écroulerait, mais ils ont du couper car vu la forme des choux et ce qu'il en restaient ce n'était pas très appétissant.

Nous avons eu droit à une tour de Pise avachie qui fut terminée au caramel et au sucre glace.

Vatel qui créa la crème chantilly et les premières pièces montées pour son Roi et le Prince de Condé a du se retourner dans sa tombe. Mais, c'est ça la cuisine d'Argentine on veut imiter les grands mais on n'a ni les techniques, ni le savoir faire, alors on fait n'importe quoi...

L'important est qu'on parle de soi..

La cuisine mérite un autre savoir et un autre talent c'est une culture millénaire qui ne doit qu'aux hommes sa propre évolution. Ici il y a encore du pain sur la planche...En France nous avons des centaines de plats voir des milliers. La totalité de la cuisine d'Argentine n'en comporte pas 50 dans sa globalité en comptant la cuisine européenne.


Le menu classique d'une famille argentine c'est pour le midi salade de tomate, viande grillée à volonté et frites, puis tarte au fruit à la crème chantilly passé au four.

Pour le soir soupe aux haricots viandes grillées à volonté et frites, puis tarte aux fruits à la chantilly passé au four.

Tarta à la confiture

C'est chaque jour la même chose selon les familles, mais quand une famille à un menu elle n'en change pas. Si vous voulez changer de menu, changez de famille et ce que je faisais souvent.

Quand vous allez au restaurant et bien la carte est un concentré des plats des différentes familles.
Pas de poisson malgré 4500 kms de côtes poissonnières. La pêche est réservée à l'exportation pour faire rentrer des devises. Le poisson frais n'existe pas que du congelé. Il n'y a que 3 poissonnerie à Buenos aires pour 21000000 millions d'habitants. Avec mon usine de saumon fumé je passais pour un extra terrestre. D'ailleurs la plus grande vente se faisait à l'exportation vers le Brésil.



Quand à la viande à part leur ragoût comme dans beaucoup de pays, il n'y a que des parillas ou parilladas en Uruguay sortes de braseros ou la viande est cuite voir archi cuite pendant des heures car ils ont peur des maladies que nous avons bien connus il y a une centaine d'années eu Europe. C'est vrai que leur niveau d'hygiène alimentaire est bien loin du nôtre.


Il y a aussi le sempiternel empanadas, qui correspond à notre petit pâté de Pézenas cher à Molière.


Pour le reste, à votre bon coeur et tout est à base de sucre et les tours de taille des Argentins et des Argentines est bien loin d'être celui qu'on voit sur les photos des danseuses de tango. Il n'y a qu'à regarder Maradona aujourd'hui ou même hier et vous aurez la vision réel d'un argentin dans toute sa splendeur.



Bon appétit !!!


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