vendredi 17 avril 2015

Choisir ses vins dans un super marché est ce une erreur



Nous achetons les deux tiers de notre vin en supermarché, au moment de la Foire au vin mais aussi tout au long de l'année. On peut y trouver de bonnes bouteilles... à condition de suivre ces quelques conseils que peu suivront d'ailleurs. De toute façon, si ce sont des vins de propriétaire reconnu, il ne peut y avoir aucune différence. Il ne peut pas y avoir en France de contrefaçon sur les vins aujourd'hui. C 'est impossible.



Mon Édito.
Dans les grandes surfaces, on n'achète pas un vin, mais un prix. Vous n'y ferez pas d'affaires, mais vous trouverez de bonnes petites choses qui vous garantirons un bon accompagnement lors de votre repas du samedi ou du dimanche midi en famille. Un bon vin se cherche dans les chais de vignerons avec une sélection que vous pourrez faire à travers le travail de Conseils sérieux de journalistes spécialisés et tout autant sérieux.
Je ne crois pas du tout à ces sommeliers conseils des grandes surfaces, je les connais tous, je les croise dans les rencontres entre viticulteurs et souvent dans les mêmes endroits. Ils sont chez les négociants, dans les grosses maisons mais ne s'arrêtent rarement chez les amoureux du vin et de leurs vignobles car leurs productions sont souvent faibles et ne pourraient pas subvenir à leurs besoins quantitatifs. C'est dans cette seule conception de vos achats qu'il y a une différence car ces viticulteurs là, amoureux de leur terroir, de leurs traditions familiales, ils ne vendent pas en super ou hyper marché, voir à Métro.




Pour la consommation familiale de repas sympathiques à la maison, vous pouvez acheter en grandes surfaces au dernier moment, mais pour la garde, dans votre cave chercher et trouver les vins qui feront la différence pendant longtemps et c'est sur le terrain chez les vignerons amoureux de leurs élevages viticoles qui sauront vous conseiller avec leur coeur que vous les trouverez. En plus, vous recevrez de leur part une formation oénologique gratuite car souvent ils vous expliquent leurs vins et vous les goûterez avant de les acheter.Il y a un autre endroit à éviter, ce sont les foires sur les bords de Seine, en Centre ville, les foires au vin, les marchés de Noêl. Une certitude vous n'y trouverez jamais un très bon viticulteur et vous vous ferez avoir en qualité et en prix. Sachez qu'un bon viticulteur ne s'y rendra pas pour la simple raison qu'ils n'ont pas de vins à vendre. Tout est réservé à l'avance et c'est pourquoi vous devrez vous déplacer. Pardon de vous le dire, mais c'est la vérité. Ces conseils bien sûr s'adressent à ceux qui recherchent des vins de garde de qualité. Moi les autres viticulteurs ne m'intéressent pas à titre personnel même si je reconnais qu'ils aussi leur utilité, tout le monde n'ayant pas le possibilité de courir les terroirs du monde..
Pierre Marchesseau


Peut-on se fier aux récompenses ?

Pour un même prix, privilégier une bouteille avec une médaille or ou argent ou sélectionnée par un guide est une bonne idée : Cela veut dire que le vin a été dégusté par un panel de professionnels et/ou de consommateurs, à l'aveugle, et reconnu de bonne qualité. Mais attention, toutes les médailles ne se valent pas ! 

Parmi les concours reconnus : Le Concours général agricole, le Concours des vins de Mâcon ou le Concours des Vinalies. "Les concours régionaux, type Concours de Bordeaux ou Concours des grands vins du Languedoc-Roussillon, sont intéressants aussi", rappelle Olivier Thiénot et certains grandes manifestations bourguignones.
Du côté des guides, les sélections des Guide Hachette, Bettane+Desseauve ou de la Revue des vins de France, le Duguide Dussert sont de bons repères. En revanche, on ne se fie pas forcément aux collerettes des grandes surfaces, car leurs critères de sélection ne sont pas toujours transparents.

Faut-il privilégier une appellation connue ?

Pas forcément, car les prix augmentent avec la notoriété du cru ou de l’appellation, en particulier pour les vins de Bourgogne et les Bordeaux. Jules Lamon conseille, à prix égal, de ne pas opter pour l’appellation la plus prestigieuse (un grand Bordeaux par exemple) mais de choisir plutôt un vin moins connu de la même région (un Bergerac ou un Buzet), proche en goût : "Il aura sans doute un meilleur rapport qualité/prix." Les deux œnologues conseillent également de s'intéresser aux vins de pays, désormais aussi bons, voire meilleurs que certaines AOC.

Quel budget pour une bouteille correcte ?

Les spécialistes sont unanimes : à moins de 5/6 €, il s'agit d'un vin industriel, avec de gros volumes. Il sera sans doute buvable, mais aucune chance qu'il se distingue. "Avec des bouteilles entre 6 et 8 €, on peut trouver un bon rapport qualité prix sur certaines appellations : Collioure ou Pic Saint Loup en rouges, Pouilly Fumé, Sancerre ou Saint-Véran en blancs, et des rosés de Provence par exemple" explique Olivier Thiénot. "Et autour de 15 €, on commence à avoir des belles surprises, avec des vins qui ont un peu plus de caractère" ajoute Jules Lamon, œnologue et formateur en dégustation.Rajouter 10%chaque année par rapport au prix indiqué ici en 2015.

Les vins bios, ça vaut le coup ?

"Les vins bio contiennent en moyenne moins de résidus de pesticides, donc sont potentiellement moins dangereux pour l'organisme" répond Jules Lamon, oenologue. Et d'ajouter : "Aujourd'hui, l'offre bio en grande distribution est aussi qualitative que les vins non bio, bien loin de l'image négative que pourraient en avoir certains consommateurs..."

Quels millésimes à privilégier ?

"Lorsqu'on achète son vin en supermarché, mieux vaut privilégier les millésimes jeunes, à boire dans les 3 ans, qui résistent mieux aux conditions de conservation" estime Jules Lamon. Olivier Thiénot conseille deux bonnes années pour les vins rouges, en particulier les Bordeaux : 2007 et 2008, prêts à déguster dès maintenant. Et pour des vins de garde à acheter au moment des Foires au Vin, plutôt 2006 ou 2010.

Peut-on faire de bonnes affaires pendant les Foires au vin ?

Cet événement peut être l'occasion de compléter sa cave, à condition de savoir ce que l'on cherche. "Pour des vins peu chers, à boire au quotidien, ce n'est pas le bon moment. Les bonnes affaires se font surtout sur les bouteilles à des prix intermédiaires, entre 10 et 20 €", explique Olivier Thiénot, directeur de L'Ecole du Vin à Paris. Intéressant pour les vins de garde, qui ne seront pas à déguster avant au moins 3 ans.

Sources

- Etude Ipsos, octobre 2012
Ecole du Vin, Paris
- Le blog de Jules Lamon









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