jeudi 23 décembre 2010

la Cuisine en Argentine

La cuisine en Argentine:
Elle est aussi pauvre que beaucoup en Argentine. 
L'argentin vit en autarcie et les seules choses qu’il sait, il les apprends des gens venus d’ailleurs. L’Argentin ne voyage pas ou peu, donc il n’apprends rien mais pense souvent posséder le savoir. L'argentin aime les stars, il est très people.

Sur la cuisine , chaque jour les argentins me disent qu’ils ont une des meilleures cuisine du monde. Beaucoup se prennent pour El bulli qui est leur dieu mais ils ne savent pas dans leur ensemble faire des œufs sur le plat ou monter une mayonnaise.
 
Les écoles de cuisine pullulent dans les grandes villes, mais les cours sont fait par des profs qui ne savent rien ou presque, faute d’avoir appris.Leur cuisine tourne sur une centaine de plats maximum, 18000 en france en comparaison.
Il n’y a qu’à lire ce que dit Wikipédia sur cette cuisine, 4 malheureuses lignes. Heureusement quand même elle mérite un peu plus, mais il faut au moins vivre ici quelques années pour la découvrir.
Les Argentins sont bien sûr amateurs de viandes et apprécient aussi quelque fois gibiers et poissons .
La population est issue, pour une grande partie d'immigrants venus en particulier d'Europe. 
Il faut donc s'attendre à retrouver dans la cuisine régionale un amalgame de produits venus d'ailleurs, mais souvent Italien de Sicile ou Calabrais, mais aussi allemands ou chinois.
Crêpes calabraises
La cuisine d'argentine est renommée pour ses asados, ce sont des viandes cuites à la braise sur un immense barbecue, grillades, viandes rouges , saucisses, boudins, abats, mais toujours généreusement servie.Une statistique  de la santé du gouvernement publiait la semaine dernière que les argentins mangent pas jour 800 grammes de viande chacun....la moyenne mondiale des pays dit civilisés est de 150 grammes....
Il s'agit généralement de viande de bœuf.
Chimichuri
Le chimichuri est la sauce nationale que l'on trouve dans toutes les maisons. ce n'est pas mauvais et accompagne bien les viandes ou certains poissons.
Les viandes ou les poissons sont aussi parfois accompagnées de purée de calabaza un curcubitacé orange ou de patates douces.
Raremant de légumes, peu de fruits, quelques salades vertes et tranches de tomates peu assisonnées.
Le poisson tourne autour, de dorades, saumon, truites, merlus, raies rarement, lotte, pejerrey un local, et tout est congelé depuis 6 mois. Il existe aussi la linguado une espèce de limande sole.
linguado
Les poissonneries sont peu achalandées. Seul le quartier chinois du barrio Norte de Buenos-Ayres offre une marchandise fraîche acceptable et souvent de qualité.
En Terre de Feu, le plat traditionnel est la centolla  qui est une araignée de mer de plus d’un mètre cinquante de développé.Fraîche elle est délicieuse.
On trouve quelques moules, de type espagnol mer méditerranée, de très bonnes huîtres qui viennent de Bahia blanca, quelques noix de coquilles saint jacques congelés. 4500 kilomètres de côte aucun poissons frais même en bord de mer. Tout est congelé, même souvent les huîtres ou le saumon fumé.
Saumon en fin de vie
Parmi les plats typiques on trouve le provoleta, morceau de fromage cuit au gril, l'empanada farci de bœuf de carne, de poulet  le pollo, de maïs le choclo ou de jambon et fromage jamón y queso.
Provoleta grillée
Autres plats: 
    - Parilla ou Entrecôte grillée
- Carbonara en Zapallo

- Empanadas rissoles ou chaussons farcis
 
Pour les desserts :

Les Argentins sont aussi friands de dulce de léché une sorte de

confiture de lait, et rivalisent avec les Italiens pour les glaces et les

pizzas.
Dulcé de léché

Les alfajores  sont des petits gâteaux au dulce de léché enrobés de

sucre glace ou de chocolat.
Alfajores
La boisson nationale argentine est le maté ou yerba maté, une infusion que les argentins boivent à toute heure de la journée. 
Le mot mate désigne également la calebasse qui sert de récipient à l'infusion.
On boit le maté à l’aide d’une grande paille en métal avec un filtre au bout appelée la bombilla.
On y boit aussi du licuado, une boisson à base de lait et de fruits, principalement à la banane, à la pêche.*
On nous rabâche des glaces d’argentine, 
mais un récent reportage d’une chaîne américaine a fait un reportage sur leurs fabrications et ce fut plutôt déconcertant et personne cette fois ne pourra nier les images qui furent tournées dans des établissements réputées ici.

Les poubelles sont une horreur, et le soir les cartoneros envahissent la ville en passant leur nuit à fouiller dans nos restes quotidiens. Les routes sont souvent de piètre qualité sauf  les grandes artères, les beaux monuments, les coins à touristes où tout est clean. La misère se voit surtout en balieues sous un amoncellement de sacs poubelles cachés parfois par de beaux massifs fleuris mais ils existent en périphérie des favellas locales ou la sécurité n'est pas ou mal assurée.
Certes l’argentine a de merveilleux paysages et même des merveilles et chaque jour qui passe, un environnement néfaste détruit souvent un peu plus les dons que la nature leur a laissés. 
J’ai donc beaucoup de mal à faire un sujet sur un pays ou j’avais pensé qu’il était à l’avant garde du futur et de l’art de vivre, un peu comme si Buenos-Aires était le Changaï des pays latins.
Plus de deux ans m’auront fait déchanter et je le regrette avec sincérité car ce pays mérite beaucoup mieux que ce que les hommes ou les femmes en ont faits.
Pour en revenir à la cuisine d'Argentine, ce pays n’a pas la culture du temps comme la chine, l'Afrique du nord, le Pérou donc n’a pas d’histoire antique. Seuls les pays qui ont cette descendance et ses traditions ont une cuisine de base, ses us et ses coutûmes. Seulement dans le nord ouest, dans la province de Salta près des pays comme la Bolivie, le Pérou, on retrouve trace de vieilles civilisation et d’une culture gastronomique qui existe chez chacun de ses voisins. 
C’est un grand bassin limité par des frontières administratives qui n’existaient pas dans le passé, ceci expliquant cela.
Salta la montagne aux 7 couleurs
A l’ouest tout au long de la cordilière des Andes s’étend sur des centaines de kilomètres des vignes, même en altitude. Le vin Argentin se veut réputé. Il est une de leur fierté. C’est légitime, quoique personnellement je suis plus pour des vins d'allégeance, plus léger et sans bois. Je préfère les vins floraux.Mais leurs évolutions organoleptiques des dernières années laissent rêveur. Dans vingt ans ils auront des vins de garde ce qui changera le paysage mondial du vin, comme ont su le faire les sud africains et à condition de respecter les normes internationales.
Les terres à vigne sont à bas prix. Elles ont fait le bonheur des riches viticulteurs du monde entier. Les locaux ont collé avec réussite à cet engouement. Mais comme c’est loin d’être aujourd’hui des vins de garde…Il faut donc vendre vite et bien…
La gastronomie n’a pas encore suivit l’évolution du vin, même si Mendoza reste encore la ville ou on mange le mieux en Argentine.
En comparaison des tables françaises étoilées les grandes tables d’Argentine se situent au niveau d’un 3 fourchettes Michelin, je n’ai pas dit 3 macarons, Non simplement 3 fourchettes... Ils rivalisent avec le décor qui est souvent très beau mais la cuisine est pauvre…
Pauvre à mourir de chagrin...


Enregistrer un commentaire